Installation sur SSD + Disque dur

Bonjour à tous,

Je vais commencer dans les prochains jours à monter ma machine, et je compte installer dessus Debian. Je ne suis pas encore dans le monde Linux avec mon ordi perso, mais j’utilise de temps en temps des serveurs AIX au boulot donc j’espère m’en sortir un minimum quand même !

Pour ma machine, j’ai acheté un SSD de 120Go et un disque dur de 1To. Je pensais utiliser le SSD pour tout ce qui est système d’exploitation, et le disque dur pour tout ce qui est stockage de fichiers, applications, …

Je suis en train de me former à l’aide d’une doc plutôt complète. Pour l’installation de Debian, j’aurais donc besoin de créer mes partitions (SWAP, racine et home).

Comment dois-je m’organiser ?
Que mettre sur le SSD ? Sachant que je vais devoir limiter au maximum les écritures, il faut mettre les dossiers Var, Tmp, Home, … sur le disque dur ?
Tout cela pourra être configuré directement lors de l’installation, ou dois-je d’abord tout installer sur le SSD, puis migrer les dossiers cités ci-dessus sur le disque dur en modifiant les fichiers adéquates ?

Je débute totalement dans la configuration de ma machine donc peut être que ma question n’est pas très clair.

Merci d’avance pour toutes infos et bonne journée !

Mauvaise section, je déplace dans SD.

Heu si je ne me trompe pas, AIX c’est plus ou moins basé sur Unix System V. C’est vrai que Debian utilise un init type System V, c’est vrai que Linux est un Unix-like, mais ce n’est pas aussi simple que ça. :033

C’est plus ou moins en débat d’après ce que j’ai vu : certains disent qu’ils faut absolument éviter le plus de cycles d’écriture sur le SSD pour préserver sa durée de vie, et il me semble avoir lu quelque chose comme quoi les SSD avaient suffisamment évolués pour s’en passer, mais ça reste à confirmer.

Si on part sur la thèse que tu veux augmenter sa durée de vie, alors oui, le mieux c’est de ne pas mettre tout ce qui est fichiers temporaires sur le SSD. Pour moi, je pense que le mieux serait :
/ sur le SSD.
/tmp en RAM (tmpfs) ou sur le HDD.
/home sur le HDD bien entendu.
Swap sur le HDD.
/var peut être sur le SSD, mais /var/log et /var/cache/apt/archives seraient mieux sur le HDD.

Si on reste dans cet optique, il faut aussi activer le TRIM et désactiver la journalisation des systèmes de fichiers présents sur le SSD, mais aussi aligner les partitions (ça a l’air important pour un SSD).

Après j’ai peut-être oublié des choses, je ne suis pas un spécialiste en SSD (la faute de ne pas en avoir, malheureusement…), mais il y a de la documentation de Debian disponible ici en anglais qui en parle. Bonne chance. :slightly_smiling:

je crois que tu as répondu toi même à la question.
Tu met le système sur la SSD, sauf var et tmp.
Encore que la limitation du nombre de lecture/écriture soit une limite bien difficile à atteindre. Tu auras changé de machine avant que la carte ne soit abîmée …

ce que tu peux faire :
Tu peux monter certaine partition en lecture seul hystoir de pas ce casser la tête un exemle simple /home/Mes_MP3
c’est plus discutable pour le système , si c est aussi une partition séparée: /boot, mai attention aux mise a jours du kernel ,tout est relatif avantage ou inconvénient :slightly_smiling:

Tout ce qui est solliciter par l’utilisateur devrai être ré-actif, donc sur ssd. , sauf si celui-ci est patient … par exemple les jeux qui eux prenne de la place.

sinon google t’en dira bien plus sans problème quand aux systeme de fichier et compagnie:)

Parfait ! Merci beaucoup à vous 3 pour toutes ces infos.

J’ai lu pas mal de docs sur le sujet mais un peu dure de tout comprendre dès le départ surtout quand on a encore rien fait, et certaines infos ne sont pas toujours cohérente d’un site à l’autre. Mais cette fois tout me semble clair !

Bonne journée à tous !

Tu es sûr de ne pas confondre la journalisation avec autre chose ? J’ai un gros doute.

Je n’y connais rien aux SSD mais j’ai failli en prendre un de 80Go pour mon thinkpad et mettre un 500Go dans un boitier usb.

Si on oublie cette histoire de durée de vie (je rappelle, que je suis un ignare en SSD):
J’aurai tout mis sur le SSD pour la rapidité d’accés /, swap et /home.
Le HD n’aurait servit que de stockage musique et gros dossiers + backup documents persos et travail.

Pour l’installation, c’est intuitif je trouve.
Il te suffit de créer les partitions voulues sur les disques voulus puis de choisir le point de montage. Rendre bootable /boot (ou / si pas séparé). Basta.
Tu peux faire un partionnement automatique juste pour te faire une idée des proprortions de chaques partitons, leurs types (primaire, étendue), système de fichier puis revenir en arrière en “manuel”.

Ok merci pour les précisions et les infos !

Je vais voir tout ca ce soir !

Tu es sûr de ne pas confondre la journalisation avec autre chose ? J’ai un gros doute.[/quote]
En effet, il veut surement parler du “noatime” qui est préconiser. Mais cela représente seulement l’enregistrement des accès fichier, par la journalisation.

Je ne sais pas si tu as souvent l’occasion de te plonger dans tes logs, mais si tu fais le tour intégrale du système, ça en fait un paquet des lignes qui sont écrites, en particulier à chaque démarrages et arrêts. D’où l’intérêt de mettre le /var/log ailleurs que sur le SSD.

Oui, c’est vrai que je pensais à la journalisation de l’ext4 qui se désactive assez facilement :

[code]# tune2fs -O^has_journal /dev/sdXY

e2fsck -f -v -C0 /dev/sdXY[/code]

Par contre on ne peut pas le faire sur un système de fichiers monté, donc le mieux c’est de le faire depuis un autre support.

Cet article est un peu vieux (donc certaines parties peuvent être obsolètes), mais tu peux peut-être t’en inspirer. :slightly_smiling:

libre-ouvert.toile-libre.org -> host unreachable.
Un autre lien, ou une petite explication sur l’intérêt de désactiver la journalisation sur un SSD ?

J’ai trouvé ce paragraphe qui m’a l’air complet :

[quote][…] Que se produit-il si l’écriture de la chaîne est interrompue avant son terme (ce qui se produit, par exemple, lors d’une coupure de courant) ? Votre fichier devient « corrompu », incomplet.

Un système de fichiers journalisé travaille de façon à prévenir une telle corruption : lors de la sauvegarde d’un fichier, au lieu d’écrire immédiatement sur le disque dur les données à l’endroit exact où elles devraient être enregistrées, le système de fichiers écrit les données dans une autre partie du disque dur et note les changements nécessaire dans un journal, et ensuite, en arrière-plan, il repasse chacune des entrées du journal et termine le travail commencé ; lorsque la tâche est accomplie, il raye la tâche de la liste.

Mais comment cela prévient-il la perte de données ? Prenons un exemple : disons que vous cliquez sur le bouton Enregistrer de votre logiciel de traitement de texte pour sauvegarder le fichier foo.txt. L’ordinateur écrit d’abord un « brouillon » de foo.txt dans une partie différente du disque dur et écrit le changement dans le journal du système de fichiers. Une fois cela effectué, l’ordinateur commence à retranscrire le fichier (la suite de 1 et de 0) à son endroit définitif sur le disque dur. Soudain, il survient une panne de courant ; alors la transcription du fichier est interrompue. Lorsque le courant revient, même si le « propre », la version finale de votre fichier est incomplète, vous possédez toujours votre brouillon dans le journal du système de fichiers ; l’ordinateur recommence donc la retranscription du fichier, écrasant les données corrompues.

Et si, par hasard, le courant était coupé lorsque l’ordinateur écrivait dans le journal, vous disposeriez toujours d’un brouillon précédemment écrit dans le journal pour récupérer votre travail. [/quote]

En gros la journalisation va engendrer des écritures supplémentaires sur le SSD. Mais elle est forte utile, à toi de trancher. :slightly_smiling:

Je sais à quoi sert la journalisation, et je sais qu’elle augmente le nombre d’écritures. Comme on écrit dans le journal et dans le fichier, grosso modo il y doit y avoir un facteur 2, donc on ne change pas d’ordre de grandeur. Et tant qu’on ne crée, modifie, déplace ou supprime pas de fichier ou répertoire, il n’y a pas d’écriture.

Je n’ai jamais désactivé la journalisation sur mes SSD, je suis en ext3, avec les options suivantes:

explications: [quote]http://linux.koolsolutions.com/2009/01/30/installing-linux-on-usb-part-4-noatime-and-relatime-mount-options/[/quote]

Salut !

Ma contribution au débat :
8 - SSD et légendes urbaines
Il se dit à peu-près tout et n’importe quoi à propos des SSD et de leur durée de vie supposée réduite par rapport à celle des HDD. Je ne sais pas plus ce qu’il en est que les “spécialistes” auto-proclamés mais puisque j’en ai un depuis plus d’un an voici ce que j’ai fait, sensé réduire le nombre d’écritures, en piochant dans cette documentation et mon SSD à l’air de trouver ça très bien !

Dans le fichier /etc/fstab :

  • diminuer la fréquence d’écriture des partitions
    UUID=4f55a289-f2a7-407d-9802-7262fafff181 / ext4 defaults,noatime,errors=remount-ro 0 1
  • placer les fichiers temporaires en mémoire vive
    tmpfs /tmp tmpfs defaults,size=1g 0 0
  • placer les fichiers de cache des aperçus fichiers et dossiers en mémoire vive
    tmpfs /home/nomd’utilisateur/.cache tmpfs defaults,size=1g 0 0
  • mettre /var/log/ en mémoire vive
    tmpfs /var/log tmpfs defaults,nosuid,nodev,noatime,mode=0755,size=5% 0 0

Dans Iceweasel :
Taper about:config dans la barre d’adresse puis mettre la valeur false sur l’option browser.cache.disk.enable

Mon SSD (OCZ Agility 3 Series 120 Gio) est le seul support de stockage de mon PC.

Lancelin,
ta méthode ne fonctionne que si tu as plein de mémoire RAM disponible. Essaie de faire ça sur un plug computer …

piratebab: Concrètement, qu’est-ce que ça donnerait (en adaptant les tailles à la quantité de mémoire biens sûr) ?
Si la machine a du swap, le contenu des tmpfs peut être swappé en cas de besoin. Intuitivement, je me dis que le système aurait tendance à moins swapper les fichiers les plus “actifs”, ce qui devrait limiter le nombre d’écritures sur disque.

Pascal,
sur un sheevaplug ou sur un dreamplug, ily n’y a que 512 MO de RAM. Il faut donc l’économiser. Le sheevaplug a un peu de flash (512 Mo), le dreamplug pas du tout (juste une carte SD interne + 1 externe optionelle).
Sur ces machines, je ne met généralement pas de swap. Quand la mémoire est pleine (ou la carte SD à cause des logs), ça se bloque …
La config de mon sheevaplug

J’ai renvoyer via des liens symboliques des rep de /var sur la carte SD (les logs, base mysql, …)
J’ai vu dans ton profil que tu utilises toi aussi des machines chiches en ressources. Comment optimises tu cela ?

Tu fais allusion à la machine décrite dans ma signature ? C’est un PC standard qui sert essentiellement de routeur et pare-feu pour ma connexion internet et héberge quelques services. Pas d’interface graphique ni de démons inutiles (même pas udev), noyau réduit, administration en ligne de commande. Je n’ai pas réellement de contraintes sur cette machine : la quantité de RAM est largement suffisante pour son usage, idem pour la capacité du disque dur avec une partition de swap en cas de besoin.