Les paradoxes du trafic routier

Plop,

Qui aurait cru qu’un tel sujet remonterait à la surface ??
Question programme à effectuer, rien ne vaut une simulation. Dans mon cas, je fais une simulation de voyage de voitures sur un réseau routier, mais tu peux étudier le problème plus “localement”, en simulant, par exemple, une bretelle d’autoroute ou un croisement avec des feux tricolores. (Une représentation graphique de la chose donne tout de suite un excellent effet !)
Et pour l’apport personnel, ma foi, il y a du choix. La documentation internationale sur le sujet n’est de loin pas abondante, et ne porte toujours que sur le même sujet, traité toujours de la même façon (en ce qui concerne les paradoxes du trafic routier, mais je pense qu’il ne doit pas y avoir beaucoup plus de choix pour les embouteillages). Ton apport personnel pourra donc être une simple étude d’un cas particulier (je pense que c’est suffisant), avec éventuellement un peu d’analogie avec la mécanique des fluides. Un certain Petit Jean m’avait parlé d’un sujet de PSI* de physique qui étudiait le flux de voitures en fonction de leur nombre et de leur vitesse en comparant ce phénomène à l’écoulement de l’eau dans une rivière. Quelques recherches devraient te renseigner.

J’espère t’avoir aider :wink:
A+
Duna

Tu peux dire plein de choses. Entre autres, si tu évalues la distance de sécurité (proportionnelle à la distance de freinage donc à l’énergie cinétique donc au carré de la vitesse) tu t’aperçois que le débit d’une voie atteint son maximum qui atteint pour une vitesse de l’ordre de 20-25km/h. Tu as un (petit) bouquin de probas fait par Gilles Pagès qui a un chapitre consacré à cela. Tu peux également aller sur l’un des ponts de Paris (Pont Marie par exemple) vers 6h et regarderder la propagation arrière des lumières de frein, estimer la vitesse et modéliser ça. Cela indépendament d’une simulation.

eux juste pour me coucher moins bête :blush:
c’est un quoi un paradoxes du trafic routier

Je ne sais pas, peut être le fait que le débit maximal d’une voie routière se fait avec des véhicules roulant très lentement (20-25 km/h)…

Les paradoxes du trafic routier, ça n’a (quasiment) rien à voir avec le trafic habituel. Il faut que certaines conditions soient réunies pour avoir ce paradoxe. Le plus connu est sans doute le paradoxe de Braess qui a été expérimenté dans New York lors de la réfection d’une voie.

Ce qui nous intéresse pour l’étude de ces paradoxes, ce n’est pas le débit de voitures, mais le temps mis par une voiture pour aller d’un point A à un point B. Chaque route est parcourue en un temps en fonction du nombre de voiture, fonction que l’on peut supposer croissante (il est normal que, plus il y a de voitures, plus on mette de temps à parcourir une route).
Le paradoxe de Braess consiste à considérer un réseau routier, et à évaluer, pour un certain débit de voitures entrantes en A (et ce même débit sortant en B), le temps de parcours de A à B. Sous certaines conditions, l’ajout d’une route à un certain endroit, peut allonger ce temps de parcours. (Alors qu’on pourrait légitimement penser que l’ajout d’une route ajoute des possibilités de trajets, sans supprimer les anciennes possibilités, d’où un temps de parcours après ajout de cette route qui ne peut que décroître).

[quote=“fran.b”]Je ne sais pas, peut être le fait que le débit maximal d’une voie routière se fait avec des véhicules roulant très lentement (20-25 km/h)…[/quote]Je ne connais pas tes sources, mais Ivan Illich était déjà parvenu aux mêmes conclusions il y 40 ans.

La bibliographie de son ouvrage “Énergie et équité” qui a également servi à préparer les séminaires du CIDOC sur :
“Ce qui pourrait remplacer l’accélération pour améliorer la circulation” et
"L’histoire de la thermodynamique appliqué au transport des personnes"
contient sans aucun doute des éléments de recherches intéressant pour vos sujets.

[quote=“Dunatotatos”]l’ajout d’une route à un certain endroit, peut allonger ce temps de parcours. (Alors qu’on pourrait légitimement penser que l’ajout d’une route ajoute des possibilités de trajets, sans supprimer les anciennes possibilités, d’où un temps de parcours après ajout de cette route qui ne peut que décroître).[/quote]Non car l’ajout de route ajoute des croisements et ce sont ces derniers qui font perdre le plus de temps sur un trajet.

Calculs perso, Gilles Pagès est un excellent ami et on avait travaillé sur ça à l’époque.

Pour le reste, tu as le périphériques dont les bouchons ont diminué lorsqu’on a fait passer le nombre de voies d’accès de 2 à une dans les portes d’entrées.

On suppose ici que les croisements sont extrêmement bien faits et qu’il ne ralentissent pas la circulation (ce modèle peut s’appliquer dans le cas d’un réseau autoroutier, où les bretelles d’autoroute présentent un ralentissement vraiment négligeable devant le temps de parcours d’un trajet).

Certes, ce modèle est contestable, mais c’est un modèle, hein ^^

Calculs perso, Gilles Pagès est un excellent ami et on avait travaillé sur ça à l’époque.[/quote]
Eh bien ça me fait plaisir de voir converger les résultats des études sur le sujet.
De là à conclure que le vélo ( dont la vitesse sans effort pour un non sportif est autour de ces résultats et dont l’encombrement est bien moindre que celui d’une voiture) est le moyen de transport idéal en agglomération, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement.
:slightly_smiling:

[quote=“eol”]
De là à conclure que le vélo ( dont la vitesse sans effort pour un non sportif est autour de ces résultats et dont l’encombrement est bien moindre que celui d’une voiture) est le moyen de transport idéal en agglomération, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement.
:slightly_smiling:[/quote]
Faut juste que ton agglomération soit plate. chez moi il n’y a que de la côte, en vélo c’est rapidement fatiguant pour un non sportif ( donc moi )

Tu utilises un vélo à une seule vitesse ?
Si non, tu peux en changer jusqu’à arriver au braquet de confort qui existe quelle que soit la pente.

Tu utilises un vélo à une seule vitesse ?
Si non, tu peux en changer jusqu’à arriver au braquet de confort qui existe quelle que soit la pente.[/quote]
Sauf que plus on baisse de plateau, plus on ralentit, et à force, autant faire le trajet à pied. c’est d’ailleurs ce que je fais. Mais si on veut garder une certaine vitesse, on se retrouve fatalement à se fatiguer un minimum dans les montées. Oui je suis fainéant.

Et puis en plus, bourré… le vélo c’est un peu moyen… :mrgreen:

C’est rigolo tout de même :005 :005 :005

C’est sûr, petit braquet, vitesse de pointe réduite le temps de son utilisation et l’écart de vitesse entre piéton et cycliste diminue, mais qui dit côte dit aussi descente et là, il n’y a pas photo.

[quote=“L0u!$”]Oui je suis faignant.[/quote]Moi aussi et je trouve que c’est une grande qualité,
on se retrouve parfois à déployer des trésors d’ingéniosité pour éviter l’effort, c’est très stimulant. :mrgreen:
Je trouve le vélo formidable pour les fainéants, le poids du corps est réparti entre 3,4 ou 5 points selon la position contre entre 1 et 2 pour la marche à pied classique et le rapport distance parcourue/puissance déployée est bien supérieur à celui de la marche.

C’est rigolo tout de même :005 :005 :005[/quote]
Le vélo est lui même un dispositif non-courtcircuitable qui empêche toute personne trop bourrée de s’en servir ( à moins d’ajouter des roulettes ou conduire un tricycle ).
Son avantage si tu es trop bourré est qu’il te tient pendant que tu rentres à pieds :mrgreen:

C’est rigolo tout de même :005 :005 :005[/quote]
Le vélo est lui même un dispositif non-courtcircuitable qui empêche toute personne trop bourrée de s’en servir ( à moins d’ajouter des roulettes ou conduire un tricycle ).
Son avantage si tu es trop bourré est qu’il te tient pendant que tu rentres à pieds :mrgreen:[/quote]
Convergence des sujets, bravo :clap:

EDIT: tu m’as convaicu, en deux points: déjà je n’écrirais plus fainéant faignant, et je vais ptet me remettre au vélo…

C’est rigolo tout de même :005 :005 :005[/quote]
Le vélo est lui même un dispositif non-courtcircuitable qui empêche toute personne trop bourrée de s’en servir ( à moins d’ajouter des roulettes ou conduire un tricycle ).
Son avantage si tu es trop bourré est qu’il te tient pendant que tu rentres à pieds :mrgreen:[/quote]
Convergence des sujets, bravo :clap:

EDIT: tu m’as convaicu, en deux points: déjà je n’écrirais plus fainéant faignant, et je vais ptet me remettre au vélo…[/quote]

Pour qu’il puisse supporter la carcasse cuite :083 :005 :005 :005 :005

Il y a aussi la charrette à cheval. Tu peux cuver tranquillement au fond de la charrette, le cheval connaît la route pour rentrer.