Petite crise de paranoïa personnelle

J’utilise mon espace santé, véritable service public, extrèmement utile et plutôt bien fait.

Mais cet espace propose une synchronisation à divers autres services.

Parmi ceux-là, j’envisageai de -peut-être - utiliser «dihihosp» après vérification de son utilité et de son respect minimum de mes autres données (service proposé sur smart-phone uniquement ce qui réduit pour moi son usage courant!)

Mais ce service n’est installable que par Google-Play ou Appel-store.

J’ai donc adressé ce message via la messagerie titrée «signalement»:

DIGIHOSP n’est pas accessible sans se soumettre à Google ou Apple, par exemple via F-Droid ou Applounge, et expose donc mon téléphone à accepter en aveugle de nombreux accès à mon smartphone imposés («services») ainsi qu’à de nombreux pisteurs, également à mon insu.
Ces contraintes sont inacceptables pour un service lié à un service public.

Oui si on est obligé de passer par des applis mobiles, sans aucun moyen en pur web d’accéder à ces services, c’est difficilement conciliable avec les grands discours actuels sur la souveraineté.

D’u_n autre coté ce n’est pas un service public. Mais un groupement d’intérêt public, ou GIP.

Ce qui veut dire que c’est une société privé, à laquelle l’état a délégué un service public.
Ce qui ne signifie nullement qu’on engraisse pas des actionnaires (cf. Keolis par exemple). Et ça ne signifie nullement la moindre garantie de protection des données personnelles. ne serait-ce qu’à cause de l’hébergement et des technologies de ces hébergements.

Non, un GIP est de droit public, et la gouvernance doit être majoritairement publique. Dans le cas de Numih, la gouvernance est même 100% publique. Par ailleurs, les GIP peuvent recevoir une délégation de service publique, mais la plupart n’en ont pas…

Quant à Keolis, c’est une entreprise (privée) détenu par la SNCF (privée, mais détenu à 100% par l’État) et par la caisse des dépôts du Québec. Pas la même situation du tout donc.

Pour revenir au sujet initial :

C’est vrai que c’est particulièrement regrettable… surtout, comme l’a dit Thierz, d’un point de vue souveraineté

Effectivement j’ai été un peu vite pour le GIP.

C’est une personne morale de droit public , mais le groupement nécessite de n’avoir qu’une entité publique, le reste pouvant être privé.
Et donc il peut y avoir des actionnaires privés, payé par des fonds public .
La partie publique devant disposer de la majorité du capital ou de la majorité des droits de vote. Sachant qu’il peut ne pas y avoir de capital.

Les GIP conçus à l’origine pour la recherche, se retrouvent dans de plus en plus de domaines différents.

D’ailleurs la SNCF ne détient que 44,6% de Keolis. 51,8% étaient détenu par 3i, qui a vendu ses parts vers 2006. La SNCF est l’investisseur industriel de référence mais pas majoritaire. Et comme une partie de la SNCF est privée, cela signifie que l’état n’est pas majoritaire dans la gestion de Keolis.

Cela étant, tout ça ne sont que des détails, sauf mon erreur sur les GIPs,

Le fond de ma pensée c’est que toutes ces entités ont été transformées afin de pouvoir rémunérer des acteurs privés avec des fonds publics. Avec le corollaire simple, les bénéfices sont privatisés, les pertes sont socialisées. L’importance de la part de l’état permettant aussi de le rendre majoritaire sur les investissements, à coups de fonds publics bien sur.

Non.

Si, il peut y en avoir.

L’État détient 100% de la SNCF, et la SNCF détient 70% de Keolis.

Et tout ça n’a rien à voir avec le post initial.

SI, source wikipedia:

Il peut être constitué entre différents partenaires publics ou entre un partenaire public au moins et un ou plusieurs organismes privés.

J’ai dit qu’il peut ne pas y en avoir, cela n’implique pas qu’il n’y en ait pas.

Si justement:

C’est la politique constante de la droite et du centre depuis le début des années 1980, avec une accélération régulière… tant qu’il y a du bénéfice publique à s’approprier (le plus gros marché à prendre, c’est celui de la sécu, maladie et retraite, qui fait saliver les assurances depuis toujours. )

L’exemple de la SNCF a été particulièrement flagrant.

En matière d’éducation, le 1er budget du macronisme avait augmenté le buget attribué à l’éducation privée (essentiellement religieuse) sans augmenter celui de l’enseignement public.

République, Res Publica, le bien public, qui s’en soucie vraiment parmi les électeurs, pourtant majoritairement intéressés, mais éduqués dans le chacun pour soi et l’argent sacré.

X.B., fidèle pro de la droite est un ancien agent d’assurance, exemple de ma région modestement auto baptisée «Haut de France»… (Le mont-Blanc doit être en bas…)

2 J'aime

Voila la réponse de «mon espace santé» qui promeut ce service:

en réponse à votre demande du 22/01/2026, je vous informe que les applications référencées sur Mon espace santé passent par un parcours de référencement prouvant la qualité et la fiabilité des services. Ces applications référencées doivent respecter le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données), la Doctrine Technique du Numérique en Santé et d’autres critères de sécurité.

Vous avez la main sur votre santé.
Votre conseiller Mon espace santé.

Langue de bois consciente? réponse automatique d’un humain qui se prend déjà pour une machine? autre cause d’un déni? paresse ? réponse sans avoir vraiement lu ou compris? autre type d’indigence?

oui. Car à aucun moment il n’est fait état de l’emplacement des fichiers. A moins de faire eux-même leur hébergement, c’est perdu.

Quand aux differents acteurs aucune mention non plus.

Le fait que des plateforme d’appel comme doctolib aient un accès, là non p lus aucune information.

C’est une réponse dans le vent avec du vent.