Les + et les - sur du CONCRET

Tutoiement/vouvoiement (ou voussoiement) m’ont tjrs posé question.
Je suis d’accord avec les points de vue de Matt et Fran et j’ai eu à pratiquer de la sorte avec des “élèves” adultes que je préparais à devenir mon égal. Le problème étant que pendant 3 ans que durait l’apprentissage, on se vouvoyait mais qu’une fois l’examen passé et réussi, l’élève en question devenait un collègue de niveau égal que l’on côtoyait régulièrement. Or, entre collègues, la règle était le tutoiement.
Je me souviens que pour nous, maîtres, ce passage se faisait sans difficultés, perso, je le faisais en félicitant le candidat à l’énoncé du rslt d’un “TU es le bienvenu parmi nous”.
Il n’en était pas de m^ pour le nouveau promu qui avait parfois du mal à passer ce cap. :blush:

[quote=“mattotop”]Tu as raison de demander cette précision que je n’avais pas, celà ne concerne que des résidences principales:
lefigaro.fr/impots/20070524. … ment_.html
Combien de fois a t on le droit de changer de résidence principale par an ?[/quote]Il me semblait bien avoir compris ça.
Pour le cas de la revente pour recommencer l’opération, je ne pense pas que ça soit possible ou tout au moins rentable car en cas de revente (avec bénéfice), il y a (ou avait ?) un délais très important (30 ans ?) avant lequel on paie un impôt sur la plus-value très élevé (50% ?)

Depuis quelques temps mes prof me vouvoient. Je pense qu’il y a une différence entre un élève de 12ans et un élève de 20 ans. Je trouve quand même bizarre (malsain ?) de légiférer là dessus.

Laquelle? A quel moment passes tu du tutoiement au vouvoiement? Si tu ne peux répondre avec précision, tu vouvoies. Je vouvoie les secondes que j’engueule…

[quote=“ricardo”][quote=“mattotop”]Tu as raison de demander cette précision que je n’avais pas, celà ne concerne que des résidences principales:
lefigaro.fr/impots/20070524. … ment_.html
Combien de fois a t on le droit de changer de résidence principale par an ?[/quote]Il me semblait bien avoir compris ça.
Pour le cas de la revente pour recommencer l’opération, je ne pense pas que ça soit possible ou tout au moins rentable car en cas de revente (avec bénéfice), il y a (ou avait ?) un délais très important (30 ans ?) avant lequel on paie un impôt sur la plus-value très élevé (50% ?)[/quote]Moi je pensais à la simple déclaration de changement de résidence principale: pour une défiscalisation de la construction en guadeloupe, il y avait une condition de garder la résidence principale 4 ans, mais tu pouvais trés bien embrayer sur une autre défiscalisation au bout des 4 ans.
C’est pour ça que je pose la question: combien de fois par ans est il prévu de considèrer comme normal des changements administratifs de residence principale ?
Ceci etant, plus j’y reflechis, et plus je me dis que ce n’est pas forcément là le problême:
Les jeunes primoaccèdants sont DEJA bloqués par le prix des surfaces ou le foncier. Alors relancer le negoce de l’immobilier alors que la hausse ralentissait légèrement, c’est pas forcément la meilleure chose à faire, ça va relancer les prix à la hausse avec l’augmentation de la demande. Logique.

Pour ce qui est de la revente, si tu ne souhaites pas mettre ton bien en location, tu peux surement le faire passer à l’actif d’une SCI: je suis sûr qu’elles ont des avantages fiscaux qui allègent l’impot sur les plus values (mais là dessus, j’ai beau bosser dedans, je ne suis pas “conseiller”).

PS: je viens de chercher, je ne suis pas sûr que c’est ce dont on parle, mais concernant les SCI, c’est taxé me semble t’il à 11% seulement:
boursorama.com/patrimoine/gu … PAT92.html
En plus, s’il est vrai que tu as un impot sur le revenu derrière (avec des frais opposables étendus par rapport à un particulier), cet impot n’est versé que sur les bénéfices sorti de la SCI. Pour peu que tu investisse tout dans ton patrimoine, tu ne payes aucun impot alors que ton patrimoine gonfle, ce qui me semble impossible à faire en faisant le même bizness à titre personnel.
Ca me semble donc de plus en plus clairement une mesure inegalitaire allant dans le même sens que l’allègement des transmissions et la supression de l’ISF, dans le sens du renforcement de la lutte de classes.

Laquelle? A quel moment passes tu du tutoiement au vouvoiement? Si tu ne peux répondre avec précision, tu vouvoies. Je vouvoie les secondes que j’engueule…[/quote]
C’est exacte il n’y a pas d’âge précis pour définir quand tutoyer ou vouvoyer un élève. Les prof ont commencé certains en seconde d’autre en terminal.

À l’époque où j’étais collégien, lors de ma dernière année de scolarité “classique”, càd en 4ème, et alors que la mode était au tutoiement ds le sens profs ==> élèves, ns avions un prof d’anglais qui ns parlais, lui, à la troisième personne.
je me souviens encore de la phrase tronquée et sèche qui était adressée à ceux de mes congénères qui faisaient des conneries (pas moi :unamused: ) :
"qu’il soote ! "
avec un accent martiniquais fort prononcé. :laughing:

Le fait que les élèves vouvoient les profs c’est normal et ça ne me choque pas.

Pour les profs certains me vouvoient(la majorité), d’autres me tutoient. Ca dépend des mentalités, mon prof de physique qui a 40 ans de métier nous tutoit. Il ne trouve pas que c’est un manque de respect.

Personnellement, ça ne me géne pas qu’un prof me tutoit.

Ca dépend à quel age, bien sûr. Je n’ai pas utilisé longtemps le vouvoiement de politesse que j’avais adopté avec les étudiants de psycho et de bio à qui j’ai donné des TD/TP d’informatique (on fréquentait les mêmes bars). Mais chaque fois que j’ai eu à faire à plus jeune en groupe, ce n’etait que du vouvoiement. C’est AMA une question d’efficacité pédagogique plus que de tradition ou d’ideologie.
Une directive du ministre de tutelle pour préciser un comportement un peu homogène devrait suffire.

Personnellement, j’ai déjà testé les deux, et je m’en tiens au tutoiement (ps: j’enseigne en collège, mais lors de mes remplacements en Lycée, je l’appliquais déjà).
Je l’applique, car je me sens tout simplement plus à l’aise en les tutoyant, et je n’arriverai pas à me faire respecter d’eux si j’arrivais en cours “mal à l’aise”.
Mais je ne dis pas par là que c’est mieux ou pas de tutoyer: je pense que chaque prof doit faire un choix à ce propos en fonction de sa personnalité, et qu’il est stupide d’imposer une méthode (le tutoiement ou le vouvoiement ) à l’ensemble des profs à ce sujet.
Dans mon collège, un collègue a décidé cette année de les vouvoyer. Il n’a pas plus le calme en cours, mais il est mieux dans ses pompes comme ça: qu’il continue.
Ensuite, ayant enseigner 4 ans en polynésie (ou le vouvoiement n’existe pas en classe: les élèves nous tutoie), j’ai dû tout de même dû me réhabituer à ce que les élèves me vouvoient: en Martinique (et en métropole), tutoyer son prof est svt une marque de provocation.
Mais j’appréhende le jour ou un élève me dira: “si on doit vous vouvoyer, alors faites le aussi.”, car mon argument “Mais moi je suis plus à l’aise comme ça” sera difficile à défendre…
Mais j’insiste une dernière fois sur un point: face à des classes difficiles, un prof bien dans sa peau s’en sortira mieux que dans le cas contraire. Et ce sont parfois des détails (tutoiement ou vouvoiement, habillement…) qui aident à se sentir mieux en cours.

+12
C’est entre autre considérer une fois de plus les profs comme des gamins, à qui il faut tenir la main pour que ça marche.

quote=“yanlolot”

+12
C’est entre autre considérer une fois de plus les profs comme des gamins, à qui il faut tenir la main pour que ça marche.[/quote]Considères ça autrement: un individu est plus à l’aise quand il est préparé, qu’il a une strategie à suivre et des objectifs à atteindre. Si des méthodes aussi simple que la mise en pratique du vouvoiement peuvent aider à obtenir une attention plus soutenue des élèves, et un respect d’un minimum d’autorité (moi aussi ça m’ecorche la gueule) c’est bien utile pour avancer dans le programme. En tous cas, être à l’aise avec le vouvoiement s’apprend, j’en suis la preuve, et comme toutes les victoires sur soi même, ça donne encore plus d’assurance, donc, d’aisance.
Et même s’il y a un peu de manipulation des élèves, si ça permet de reconstruire une image d’autorité (dans le sens: celui qu’on écoute), tant mieux.
En tous cas, c’est certain que je ne vois pas la necessité par contre de legifèrer là dessus (des directives ministerielles appuyées de communication doivent suffire puisque c’est surtout une affaire d’image).
Par aileurs, une telle mesure seule n’a pas de sens: il faut AMA reconstruire toute une image un peu caricaturale du prof plutot dans le rôle du parent normatif, pour faciliter la realité d’un adulte plus ouvert dans son enseignement.
L’enseignant je crois devrait sembler sur une estrade…
Un peu.
Ach. Que c’est dûr de défendre l’ordre même juste.

[quote=“mattotop”]
Ach. Que c’est dûr de défendre l’ordre même juste.[/quote]
Comme tt ce qui est subjectif et on ne peut trouver plus subjectif qu’un ordre que l’on qualifie de “juste”.

Ca ne m’écorche pas la gueule, et si ça marchait, je vouvoierai mes élèves ! Mais il faut être naïf pour croire que dans des collèges difficiles (ou des LEP difficiles ), le vouvoiement va améliorer les choses. Cette mesure ne sera efficace que dans des établissements ou il n’y avait pas de pbs majeurs. Je dis tout ceci en fonction de mon expérience personnel (j’ai testé le vouvoiement), mais si , suite à cette mesure, les choses changent là ou elles doivent changer, je serais le premier à vouvoyer mes élèves.
Mais soyons lucides, si on veut améliorer les conditions d’enseignement, il faut allèger les classes difficiles (donc plus de profs), et construire des collèges à taille humaine (pas 1000 élèves dans un collège). Mais tout ceci, le gvnmnt ne le fera pas. On nous pond donc une mesurette ( le vouvoiement) qui n’a qu’un mérite (à mon avis): déplacer le débat , et faire oublier les vraies mesures qui pourraient marcher ,mais qui coutent de l’argent.

aussi. mais il y a plusieurs problêmes à règler, et plusieurs réponses à donner, à plusieurs niveaux.
En attendant, ce n’est pas en prenant des élèves en lep qu’on va les changer, mais en les prenant en cp, qu’on les changera en lep. ca n’empêche pas pour la cohérence de l’image qu’il faut travailler sur tout le monde pareil.

dodo. :laughing:

Un -, mais heureusement, seulement en 2008 (ouf, ça rassure tout le monde, Hirsch ne sera plus là pour s’opposer):

lesechos.fr/info/france/4581082.htm

il ne faut pas mettre trop tôt la vaseline, mais par contre, rien n’empêche de se la faire prescrire maintenant et de l’acheter avant qu’elle rentre dans la franchise.

un - pour le passé et à venir
lefigaro.fr/economie/2007052 … s_en_.html

un - pour les flics
liberation.fr/actualite/soci … 475.FR.php

faut pas mettre tous les flics dans le même bateau: le syndicat de gauche est passé majoritaire cette année.
La police, avec nous !
S’il pouvaient organiser une vaste objection de conscience au sujet de la manière dont se font les expulsions, déjà (puisqu’ils ne sont pas en position de râler sur le fond), c’est vrai qu’on les sentirait un peu plus du bon coté de l’ethique.

Alors un sujet sur lequel je suis dubitatif: la carte scolaire.
Qu’elle puisse poser des problêmes, bon.
AMA, peu importe: etant donné la mesquinerie des problêmes posés ils ne sont que de peu de poids face à l’objectif de mixité que cette carte est sensée assurer.
Mais bon, on a décidé que c’etait devenu un problême crucial et qu’il etait temps d’en parler.
Mais pourquoi commencer à la supprimer avant d’avoir imaginé des solutions alternatives crédibles ?
En tous cas, même s’il faut (?) la remettre en cause, ça m’inquiète de voir ça traité par ce gouvernement là. Je m’attends à un - de plus.

Moi non je vois pas les problèmes les quels sont ils?