Mise au point personnelle

Vous semblez en savoir beaucoup… sur ce que je sais ou ne sais pas.
Mais votre boule de cristal semble imparfaite. Je m’explique.

Je ne mélange pas tout, même si je ne fais pas toujours preuve de pédagogie, pensant avoir ici à faire aussi à des penseurs, des curieux, bref des «lecteurs». Je ne prétends pas être un «maître» prétendant savoir face à des «élèves» devant assimiler une connaissance incontestable.
J’espère que mes opinions du moment ne sont pas reçues comme des affirmations péremptoires, mais plutôt comme des témoignages d’un simple humain, témoignages que je ne crois ni supérieurs ni inférieurs à d’autres (sachant ou pas).
Quand je m’exprime, il ne m’importe pas d’avoir raison, mais d’ enrichir un dialogue. J’en n’attends rien en retour, sinon des commentaires constructifs, que ce soit pour compléter ou pour corriger. Je ne doute pas que vous ayez vos raisons, vos références (et apparemment aussi vos dogmes rassurants).
Je les respecte et elles m’aident quelques fois à repréciser des points apparemment obscurs ou mal compris, parfois de moi, parfois de vous ou des autres.
J’apprécie qu’elles apportent autre-chose qu’une simple contestation systématique qui, hélas, finit par paraître fondée sur une forme de mépris et qui obscurcit plus qu’il n’éclaire, fondée visiblement sur un imaginaire de mon histoire, des fondements de mes réflexions, dans un esprit bien peu ouvert à nos différences, (esprit bien peu laïc), ignorant mes propres travaux, mes propres expériences, notamment professionnelles.
Cette tonalité péremptoire, bien peu pédagogique elle aussi, est assez pénible. Argumenter ne consiste pas à simplement exprimer avec étalage pas toujours utile des morceaux d’érudition que souvent je pensais à tord (ou plutôt, ne pensais pas, encore plus à tord) être des références connues et implicites.

Ces précisions sont évidemment parfois utiles, mais pourquoi les ériger en opposition péremptoire et apparemment systématique à ce qu’elles m’inspirent et ne vous inspirent pas?

Il me semble être déjà bien long dans mes interventions pour ne pas justifier et expliquer chaque raccourci, développer comment j’en suis arrivé à ces observations, ces conclusions ou ces avis, pour ne pas préciser chaque élément implicite que le lecteur peut y trouver ou non, sans savoir s’il préfère estimer et chercher ou banalement ignorer, plutôt que mépriser et ignorer l’opinion de l’auteur.
Je n’ignore évidemment pas que l’humanisme est un mouvement apparu à la renaissance, mais aussi que le siècle des lumières qui a permis, porté la révolution française et quelques valeurs (les droits de l’homme, l’état de droit, etc.) en est une conséquence, issue de cet héritage. Sans l’humanisme, pas de laïcité, l’histoire est une construction qui prend son temps.
J’apprécie vos conseils éclairés et généreux (pardon pour ce qualificatif moral :wink:) en matière d’informatique, mais n’imaginez pas que mon ignorance s’étende aussi dans d’autres domaines ou j’ose m’exprimer. Je ne fais que l’erreur d’imaginer pouvoir être compris par vous, tout en écrivant ici à tous.
Si les lumières ont conduit à la laïcité, ont été conduites par elle — une règle de tolérance nécessaire (et non suffisante) à la fraternité comme à l’égalité et donc à la liberté (la responsabilité),
les lumières n’ont pas jeté l’esprit humain, mais se réfèrent aux «lois naturelles» pour remplacer les «lois divines» dont on sait bien la nature dogmatique et l’usage politique qui en est fait. La révélation du monde par la méthode scientifique, pour dire simplement, le refus des «vérités révélées», dogmatiques, réponses occultant les questions.
Lorsque j’évoque les lumières, je pense évidemment à Voltaire, mais pas seulement.
La logique qui fait de nous des humains est bien plus complexe que la logique mathématique, que celle de la vie biologique (animale), et nécessite des raccourcis, des métaphores, métonymies et autres méthodes symboliques de relation.
L’analogie, le comte, le roman et le mythe en disent beaucoup plus, sans devoir contredire les acquis de la science et de la raison, repères fondamentaux mais non initiaux et qu’il ne faudrait pas ériger en dogme, surtout en cette époque qui ouvre l’usage généralisé des prétendues «intelligences» artificielles.
Il y a bien d’autres points à éclaircir, disons modestement quelques bibliothèques d’historiens et de philosophes…
Au delà de l’érudition à laquelle vous vous référez, peut-être pourriez-vous faire preuve d’un peu de laïcité et de lire plus tranquillement et avec curiosité plutôt qu’ opposition de principe, vite péremptoire, avec la possibilité que je ne sois pas l’ignare ou le mythomane que vous semblez voir en moi. J’ignore à partir de quelle formule sans doute trop syncrétique, j’ai pu heurter un point sensible chez vous, pour que vous vous fassiez une idée si violente à mon égard, mais je n’ai pas besoin de le savoir pour vous présenter toutes mes excuses si je vous ai blessé, bien involontairement je vous l’affirme.
Je ne peux donc que constater que presque chaque mot de mes messages deviennent matière à opposition parfois bien péremptoire.
Dés l’école primaire, je suis devenu adepte de la raison, sans pouvoir affirmer être toujours un rationaliste pur et dur. Je fais d’ailleurs mienne, comme un guide moral (oui, j’insiste), cette déclaration de Rudyard Kipling, que «penser sans n’être qu’un penseur» est nécessaire à être un homme complet, parfait, tel qu’il le décrit dans son poème «Si».
Ce poème est à mes yeux un bel exemple d’héritage des lumières et des valeurs qui me guident, héritage paternel et de l’école publique, comme la raison et la tolérance.
La laïcité, que vous avez à juste titre précisé, c’est avant tout le respect des autres, de ce qu’ils croient ou ne croient pas, et de leurs pratiques, religieuses ou non, comme individuelles, tant qu’elles respectent les lois de la républiques et ne se mêlent pas des affaires de l’état. Elle repose sur la tolérance, et s’il y avait des maisons pour ça, c’est que l’intolérance (surtout de leurs usagers!) aux affaires du sexe était bien leur règle… Être laïc, c’est d’abord fuir l’intolérance, fuir les dogmes qui l’exigent.
Ça demande parfois de gros efforts, et l’un des signes de la décadence actuelle de la démocratie républicaine est bien la disparition de ce que nos pairs avaient mis dans le terme fraternité. La fraternité n’impose pas l’amour fraternel - un sentiment ne peut être imposé de l’extérieur - mais un comportement respectueux et donc tolérant à la différence de tout autre. J’avoue avoir moi aussi, parfois du mal à respecter cette nécessité face à ceux qui ne la respecte pas, mais je continue à y croire, et donc à l’appliquer parfois à mon corps défendant, en attendant que les générations venant ou à venir trouve un meilleur «système» que je ne verrai pas.
Comme j’espère beaucoup ici, j’ai fait le choix des «logiciels libres» sur la base revendiquée par R.Stallman qu’est notre devise républicaine: «liberté, égalité fraternité» (ouverture d’une conférence qu’il a faite à Paris, en français… j’ai oublié le lieu précis et la date). Il semble que le lien «boroméen» de ces 3 termes soit rompus par la disparition (même si elle n’a jamais été totalement partagée) de la pratique de la fraternité, avalée avec le libéralisme et sa «concurrence libre et non faussée», véritable déclaration de guerre des uns contre les autres.
Un dernier mot: j’assume parfaitement être parfois contradictoire. Je suis d’ailleurs totalement convaincu que l’art d’être humain est celui du paradoxe, de l’attitude face aux contradictions inhérentes à notre «espèce», la bête et la culture s’opposant par nature autant qu’elles s’imbriquent, d’où le drame existentiel.
Plutôt qu’un choix binaire entre 2 pôles contraires, l’humain, s’il le veut bien, dispose de bien plus de ressources que la logique binaire, propre à la biologie (que je connais assez bien et que j’aime) qui ne résume pas la vie, même si elle l’éclaire.
Enfin, pour mieux me connaître, sachez que depuis mon adolescence, ça fait plus de 60ans (…sans me renseigner…) je n’ai jamais eu d’autre liens que d’essayer de comprendre et de ne jamais juger, autant que possible, sinon par contrainte, et dans les formes respectant totalement la personne concernée, en face à face, d’égal à égal, ou contraint par le tribunal républicain.
Je ne suis pas de ceux qui croient et crient que «expliquer c’est déjà pardonner»: pour pardonner il faut avoir d’abord condamner avant même de comprendre, de connaître.

salut,
c’est vrai que parfois on répond mal.
c’est vrai que parfois on te répond mal.
Mais parfois c’est dur de garder un comportement fraternel quand on est attaqué de toutes parts, et qu’on aimerait que tout le monde avance à son propre rythme, ce qui peut donner l’impression d’opposition de principe.
Par exemple défendre l’action positive des lumières ou de gaulle apparaît aujourd’hui pour certains comme une fiction inventée de toutes pièces, mais qui surtout n’a plus aucune fonction progressiste aujourd’hui, et a donc une fonction réactionnaire. Tu n’as pas fait ce chemin, ceux qui l’ont fait en ont forcément marre d’entendre ça à tout bout de champ - j’en suis -, et s’il n’ont pas envie de convaincre, mais qu’ils répondent quand même, ils sont facilement"préremptoires" .

Proposer ecosia, même avec un point d’interrogation, apparaît ainsi comme une erreur vues tes idées exprimées - à la notion de contradictoire près.

C’est aussi sur la durée que tu peux voir qui est qui.
Zargos n’est pas un mauvais bougre ( :slight_smile: ) de ce que je vois. Parfois tranchant c’est sûr, mais je n’utiliserais pratiquemment jamais le mot péremptoire pour lui.

PS : rien compris à ta phrase sur le pardon

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La dispersion d’un fil vers différents thèmes est aussi cause d’incompréhension.