Etes vous d’accord avec mon premier post ?
- Totalement d’accord
- D’accord avec le premier point (I.)
- D’accord avec le second point (II.)
- D’accord avec le troisième point (III.)
- D’accord avec le premier et le second point (I. et II.)
- D’accord avec le premier et le troisième point (I. et III.)
- D’accord avec le second et le troisième point (II. et III.)
- Absolument pas d’accord
- ranapété, nsépa, et autres…
0 votant
Bonjour,
Je lance ce débat car il en fallait bien un.
J’ai testé Ubuntu à plusieurs reprises. Je suis d’abord resté sous 6.10 “Edgy Eft” puis je suis passé sous 7.04 “Feisty Fawn”.
Je tiendrai compte, pour ce premier post, de mes expériences personnelle sur cette distribution. Pour plus de facilité, j’aborderai les différents “problèmes” à aborder en plusieurs étapes, ce qui permettra de vous y retrouver facilement durant le débat.
I. “Ubuntu, c’est “tout-clic”, et ça n’apprend rien”
Tout d’abord, il convient, comme beaucoup de Debianistes, de nier le fait qu’Ubuntu est une distribution “tout-clic” (= "je clique, ça marche, et tant pis si je sais pas comment).
Certes, les débutants préféreront tout faire en mode graphique, et ça ne posera pas de problème. Quant aux autres, il pourront le faire en console si cela leur chante. Je dirai donc, qu’Ubuntu peut s’utiliser “tout-clic” mais aussi comme une Debian (recompilation du noyau “à la main”, édition manuelle du sources.list, et non par Synaptic…).
Une Debian, elle, impose d’être, un tant soi peu, calé.
Je dirai donc qu’Ubuntu s’adapte à l’utilisateur et à l’utilisation qu’il en fait. Je trouve ça, personnellement, très intéressant.
Un exemple concret. Imaginons que j’arrive sans problème à éditer mon sources.list ou mon xorg.conf à la main. Mais imaginons que je n’arrive pas à recompiler mon kernel. Je vais me charger moi-même des deux opérations à la main, et la compilation du kernel se fera automatiquement (par mise à jour). Ainsi, l’utilisateur débutant n’a pas besoin de disposer d’une solide base de connaissances dès le début. Il apprendra par la suite, à compiler son kernel à la main, ce qui lui permettra d’installer celui-ci (qu’il ne sait pas compiler à la main, je le rappelle). Sous Debian, il ne pourra tout simplement pas l’installer, et il lui faudra pouvoir apprendre à le faire avant toute chose.
Ubuntu apparaît donc dans ce cas comme une roue de secours, ce qui peut être bien utile et éviter bien des problèmes !
Certes, on me dira que rien ne différe, sous Ubuntu et Debian. La forme change, pas le fond. Ubuntu étant basé sur Debian, tout se fait de la même manière, mais Ubuntu laisse le choix que Debian ne laisse pas.
C’est donc selon moi (avis subjectif, bien-sûr) un énorme avantage pour Ubuntu qui permet d’étendre son champ d’utilisation, aussi bien pour une utilisation novice que confirmée, voir même qu’experte.
[b]II. “Ubuntu dispose d’une structure philosophiquement douteuse” (par mattotop : http://forum.debian-fr.org/viewtopic.php?t=7695)[/b]
Je pense que, pour ce second point, il faut se pencher sur le problème afin de le cerner plus facilement. Nous pouvons lire à plusieurs reprises que Mark Shuttleworth, le riche créateur de la société Canonical et fondateur du projet Ubuntu, explique clairement qu’Ubuntu restera toujours totalement libre et totalement gratuite (sauf pour l’assistance technique aux entreprises, ce qui est tout à fait normal, n’est-ce pas ?).
Il s’attirerait tout simplement les foudres de la communauté s’il parvenait à contredire ses propos. Et comme il le dit, s’il devenait “fou”, la communauté s’en rendrait bien vite compte…
Vous en connaissez beaucoup, vous, des riches comme Shuttleworth qui pourrait, comme il le dit, s’offrir “avions, bateaux et femmes” à faire la promotion du logiciel libre ?
D’autre part, il l’a dit lui même, s’il arrivait quelque chose à lui-même ou à sa société, Canonical, l’Ubuntu Foundation, “roue de secours” inactive pour le moment, reprendra les choses en main ! 
Je pense donc que du côté du côté “libre”, on n’a pas à s’en faire pour cette distribution (ainsi que, bien-sûr, ses variantes principales : Kubuntu, Xubuntu et Edubuntu à ce jour), d’autant plus que pour la prochaine release 7.10 “Gutsy Gibbon”, nous bénéficierons d’une version “100% libre” pour les puristes (Debianistes entre autre…
) et de la version traditionnelle (incluant quelques rares outils propriétaires en son sein lors de l’installation, quasiment indispensables, comme par exemple des pilotes Wi-Fi par exemple).
GNewSense deviendra donc Ubuntu et s’éclipsera, je pense, à la sortie de Gutsy Gibbon, pour laisser place à la version 100% libre ! On n’était pas assuré de la perennité de GNewSense (basée sur la version LTS actuelle, “Dapper Drake”, assez vieille donc) mais on l’est pour Ubuntu, tellement cette distribution prend de l’ampleur !
Selon moi, deux ou trois mots personnels, “Ubuntu est la distribution GNU/Linux orientée Desktop, du moment et du futur ! Assurée comme étant toujours libre et gratuite, aucun soucis à avoir de ce point de vue la !”
D’autre part, Canonical faisant “la promotion du logiciel libre”, il m’étonnerait franchement qu’ils se décident à rendre la distribution Ubuntu propriétaire et/ou payante…
Dernier point, enfin, Ubuntu s’apprétant à sortir une version “100% libre”, il est possible qu’elle obtienne le support de Richard Stallman… A partir de là, ce serait très peu probable que Canonical “trahisse” Richard Stallman en rendant cette distribution propriétaire ou en la vendant…
Pour résumer : Ubuntu restera libre et gratuit, comme le dit si bien le fondateur du projet, Mark Shuttleworth.
Je tiens aussi à rajouter, je cite, la signification du mot Ubuntu :
[quote]Ubuntu est un concept éthique sud-africain se basant sur les relations et la coopération entre les personnes. Ce mot vient des langues zoulou et xhosa. Ubuntu (prononcé « ou-BOUN-tou »), en tant que concept traditionnel africain, est considéré comme l’un des principes fondateurs de la nouvelle République d’Afrique du Sud et est lié à l’idée d’une Renaissance africaine.
Une traduction approximative du principe sur lequel se base Ubuntu serait « humanité envers les autres ». Une autre traduction pourrait être : « la croyance en une adhésion universelle au partage qui relie toute l’humanité ».[/quote]
Si malgré toutes les improbabilité pesantes citées précedemment, Canonical parvient à commercialiser son système, il devra changer de nom (la philosophie ne correspondant plus : si on vend le programme, il perd sa liberté…). Ce qui laissera Ubuntu aux mains de l’Ubuntu Foundation (qui, elle, se veut sans but lucratif).
III. Ubuntu est moins personnalisable que Debian
Enfin, dernier point, la personnalisation. Tout d’abord, je pense que ce que l’on dit à ce sujet n’est pas vrai. Pour renvoyer au premier thème de ce post, l’utilisateur lambda peut très bien rester avec un système basique, qui ressemble à ce lui des autres (ce qui serait absolument identique sous Debian, si déjà il arrive à l’installer en mode minimal… Dans le cas contraire, Debian perdrait en quelque sorte son côté “personnalisable dès le plus bas point”).
Cependant, l’utilisateur voulant aller plus loin pourra transformer sa Ubuntu en petit bijou (modifications avec gconf-editor, interface totalement skinnable…).
Ubuntu est également critiqué pour sa pléthore de logiciels préinstallés. A noter qu’ils sont minutieusement choisis par les développeurs pour offir le meilleur de usages. Ils ne sont pas choisis pour des raisons marketing (comme par exemple sous Microsoft Windows avec le Lecteur Windows Media ou Internet Explorer) mais pour des raisons de performances (et c’est là ou le libre se trouve à son avantage
).
Je trouve, personnellement (avis subjectif, donc) les logiciels installés avec Ubuntu très utiles et correspondant je pense à tous les usages. Ensuite, il est toujours possible d’en installer plein d’autres !
Ce qui nie le fait qu’Ubuntu n’est pas personnalisable… Même si les logiciels sont une question de goût, ceux livrés avec Ubuntu, Kubuntu, Xubuntu et Edubuntu s’adaptent parfaitement à l’environnement, ce qui est un très, très bon point.
Quant au fameux méta-paquet (k)(x)(ed)ubuntu-desktop (sur lequel j’ai plus appris aux cours de ces derniers jours), il permet de vérifier si les logiciels, programmes et utilitaires parfaitement intégrés à (K)(X)(Ed)Ubuntu et choisis pour leurs qualités sont toujours présents…
Je trouve personnellement (encore une fois un avis subjectif qui n’engage que moi) qu’il n’est pas utile de le supprimer pour remplacer les logiciels déjà présents, par d’autres. Cependant, certains préféreront cette solution. Mais Ubuntu étant conçu pour offrir le meilleur choix logiciels, ce méta-paquet (k)(x)(ed)ubuntu-desktop devra être réinstallé avant chaque changement de release… Entraînant avec lui l’installation des paquets assignés par défaut à (K)(X)(Ed)Ubuntu.
(K)(X)(Ed)Ubuntu est donc clairement conçu, je le répète et je le répéterai, pour une utilisation optimale du système.
Tout est donc autant configurable que sous Debian… Si ce n’est les logiciels, programmes et utilitaires préinstallés afin d’aider l’utilisateur à faire un choix.
Vous noterez que j’ai utilisé des avis subjectifs pour la dernière partie. C’était pour moi inévitable pour bien expliquer Ubuntu, bien que j’ai précisé clairement que ces choix étaient subjectifs lorsqu’il s l’étaient.
Vous remarquerez enfin que ce sujet est accompagné d’un petit sondage. Si vous savez quoi répondre, n’hésitez pas ! 
Enfin, petite dédicace : j’espère que ce fil plaira à valAa qui “rigole bien la où je passe” ! 
Bonne soirée à tous en tout cas.
wavesound


), bah t’en viens à la compilation (merci Scorpio d’ailleurs
).


