Apprendre le Python

En fait c’est que le temps n’existe pas. La relativité c’est ça, il n’est de grandeur que relativement à toi. Exemple:

  • Tu es une particule mega énergétique fabriquée par les rayons cosmiques sur les couches supérieures de l’atmosphère ou à cause du , ta demi vie est en millionnième de seconde, au bout de ce temps, tu te décomposes en deux sous-particules. Ta vitesse est quasi celle de la lumière donc tu crois que tu ne feras qu’une distance de quelques centaines de mètres… Mais le gars sur la terre te verras parcourir des kilomètres parfois par centaines. Pourquoi, parce le temps s’écoule plus lentement pour toi (delta(t’)=(1-v²/c²)^(1/2) delta(t)), certains préfèrent dire que les distances diminuent quand on va vite. Extérieurement, on te voit vivre des milli secondes voire parfois des secondes alors que ta vie n’exède pas un millionnième de seconde…
  • Tu es un photon. Que voit un photon? Il est partout à la fois, en effet, pour lui, se déplaçant d’un point a à un point b à la vitesse de la lumière, pour lui le temps est figé, il ne s’écoule pas, il est partout à la fois car pour lui, il n’y a pas de distance. Si un jour tu es un photon, tu seras partout à la fois mais le temps sera figé pour toi, le moment où tu es cré sera le même que celui où tu es détruit. Corollaire immédiat, si un jour on invente la téléportation, le voyage prendra peut être du temps mais pour toi ce sera instantané.
    Alors avant le big bang qu’y avait-il? Il n’y avait pas d’avant au sens de notre temps à chacun, le temps n’a pris de sens qu’à partir du moment où de l’energie a cessé d’être energie pour devenir matière donc à avoir le temps qui s’écoule. Inimaginable parce que justement chacun de nous est coincé dans son repère personnel et a tendance à le croire universel et immuable.

Dans l’eau les photon ralentissent et ne sont plus les plus rapide (les muons les dépassent), il doivent donc connaitre un peut de temps dans leur vie.

Non yoko, c’est pas les photons qui sont moins rapides :
c’est selon leur longueur d’onde, ils vont prendre une inclinaison à cause du changement de matière qu’il traverse… mais c’est tout.

à part etre dévié, il n’en seront pas moins rapides.

comme le dit fran.b, pour nos théoires aujourd’hui, le photon est intemporel.
il se balade sur la limite de la vitesse de la lumière. né et meurt au même instant.

et je sais plus ce que c’est un muon…

je veux bien un petit lien, un petit topo.

Le muon est un lepton. C’est une sorte de gros électron.
Les liens, comme d’hab:
fr.wikipedia.org/wiki/Muon
fr.wikipedia.org/wiki/Lepton
(j’ai mis les articles en francais, mais en anglais c’est plu riche)

[quote=“mattotop”]Le muon est un lepton. C’est une sorte de gros électron.
Les liens, comme d’hab:
fr.wikipedia.org/wiki/Muon
fr.wikipedia.org/wiki/Lepton
(j’ai mis les articles en francais, mais en anglais c’est plu riche)[/quote]

je vais me graver Wiki sur le front. :smt021

quote=“fran.b” le temps n’a pris de sens qu’à partir du moment où (…)[/quote]Et ça faisait combien de temps que le temps n’existait pas ? :smt101 :smt036

[quote]Alors avant le big bang qu’y avait-il? Il n’y avait pas d’avant au sens de notre temps à chacun, le temps n’a pris de sens qu’à partir du moment où de l’energie a cessé d’être energie pour devenir matière donc à avoir le temps qui s’écoule. Inimaginable parce que justement chacun de nous est coincé dans son repère personnel et a tendance à le croire universel et immuable.[/quote]Sauf que tu fais une erreur schroëdingerienne je pense: ce n’est pas parcequ’aucune particule ne “ressent” le temps qui passe que ce temps ne passe pas. Le chat existe t il quand la porte est fermée et que l’observateur ne le voit plus ? La lumière est elle allumée dans le frigo ?
Et cette énergie pure de l’instant initial ne pourrait elle pas être aussi l’etape ultime d’un big crunch de la matière d’un univers plus gras ? ou pourquoi pas l’anti bigbang d’un antimonde fait d’antimatière avec un temps à rebours ?
La singularité temporelle du big bang qu’on observe quand on s’en approche n’est pas la preuve qu’il n’y ait pas un autre coté à une distance nulle de celui ou l’on est. Et même peut être que c’est prouvable, va savoir… Et même (allez rêvons) peut être que l’autre coté est observable ?
Faut se cultiver un peu ! tu n’as pas lu les bogdanov ? Ils le disent bien: rien ne le prouve pas.

[quote=“mattotop”]quote=“fran.b” le temps n’a pris de sens qu’à partir du moment où (…)[/quote]Et ça faisait combien de temps que le temps n’existait pas ? :smt101 :smt036

[bon, là j’arrive à mes limites…]Dans l’expérience du chat, le chat existe indépendamment de l’observateur. L’observateur n’influe pas sur son existence. Ici, le temps n’existe que lorsque dans un repère adéquat, repère qui n’existe qui si il y a des dimensions spatiales, dimensions spatiales qui n’existent que si il y a une particule matérielle, particule qui n’existe qu’à partir du big bang. Le plus simple est de dire que le temps (comme la température) peut se voir que comme son log. log(0)=-infini et on ne se pose pas la question de ce qu’il y a avant. Ici on est figé dans notre répresentation avec une échelle linéaire ayant une origine fini (et où la question de ce qu’il y a avant prend un sens). Mais ça c’est une vision personnelle.

[quote]
Et cette énergie pure de l’instant initial ne pourrait elle pas être aussi l’etape ultime d’un big crunch de la matière d’un univers plus gras ? ou pourquoi pas l’anti bigbang d’un antimonde fait d’antimatière avec un temps à rebours ?
La singularité temporelle du big bang qu’on observe quand on s’en approche n’est pas la preuve qu’il n’y ait pas un autre coté à une distance nulle de celui ou l’on est. Et même peut être que c’est prouvable, va savoir… Et même (allez rêvons) peut être que l’autre coté est observable ?
Faut se cultiver un peu ! tu n’as pas lu les bogdanov ? Ils le disent bien: rien ne le prouve pas.[/quote]
La grande nuance est l’entroprie, le big bang était en déséquilibre, le big crunch si il a lieu sera en équilibre (c’est un peu plus compliqué que ça mais il y a l’idée). Pas de bang derrière en principe.
Par ailleurs tu parles de t’approcher du big bang mais ça n’a pas de sens, le big bang te semble proche mais est inaccessible comme l’est le 0 degré Kelvin bien qu’on s’en approche. Par contre rien n’empêche de faire des modèles intégrant un avant big bang. On peut faire un montage cohérent mais ça ne sera pour le moment qu’une belle construction intellectuelle (la théorie des bognadov n’est que ça, il y en a d’autres, simplement eux sont célèbres). Je ne vois pas comment prouver une telle théorie (mais mon opinion n’a aucune valeur, je ne connais pas les détails)

Tout “l’art” tout l’art du chercheur :smiley:

bon ca demande un peu d’entrainement. mais allez… en dix minutes t’es chaud, pret à l’experimentation. c’est un peu une question de déhanché de l’épaule, pas trop de physqiue quantique en fait, mais si t’es concentré, je te jure que tu la vois s’allumer la lumière de dedans le frigo.

alors je sais pas si du coup on peut en déduire la vitesse de la lumière grâce aux 0.468s de mon exploit… en tout cas j’ai un super chrono. ( celui avec 3 cadrans et 4 boutons ).
:smt041

si si j’ai lu les frères bogdanov… mais pas le dernier, parler d’avant le big bang…
ils sont un peu trop avant-avant-avant-regardiste à mon gout.

quote=“fran.b”
[bon, là j’arrive à mes limites…]Dans l’expérience du chat, le chat existe indépendamment de l’observateur. L’observateur n’influe pas sur son existence.
(…)[/quote]Pas que ça: le plus important dans l’experience du chat est que une fois la porte fermée, si sa présence quelque part dans la piece est “plus que probable”, sa position n’est plus déterminée, et on ne parle plus en chaque point de la pièce que de probabilité de présence.
Alors il y a aussi le fait que l’observateur influe sur l’observation puisque quand la porte est ouverte et que l’observateur regarde (et ou on peut determiner la position du chat), on a pas le même univers quantique que quand la porte est fermée (ou le chat est partout à la fois dans la pièce).
Mais ce n’etait ni pour le premier ni pour le deuxiême point que je citais ce chat, mais surtout pour dire que du moment que la piece est fermée, la présence du chat n’est qu’une probabilité quantique, plus une certitude newtonienne.

Je dirais que pour apprendre à programmer aux élèves, il faudrait déjà commencer par leur enlever le clavier des mains et à réfléchir à la manière de structurer un programme, de le décomposer en modules. En effet, c’est très facile de faire du code comme un cochon, mais c’est beaucoup plus dur de faire quelque chose de propre.

[quote=“mattotop”]quote=“fran.b”
[bon, là j’arrive à mes limites…]Dans l’expérience du chat, le chat existe indépendamment de l’observateur. L’observateur n’influe pas sur son existence.
(…)[/quote]Pas que ça: le plus important dans l’experience du chat est que une fois la porte fermée, si sa présence quelque part dans la piece est “plus que probable”, sa position n’est plus déterminée, et on ne parle plus en chaque point de la pièce que de probabilité de présence.
Alors il y a aussi le fait que l’observateur influe sur l’observation puisque quand la porte est ouverte et que l’observateur regarde (et ou on peut determiner la position du chat), on a pas le même univers quantique que quand la porte est fermée (ou le chat est partout à la fois dans la pièce).
Mais ce n’etait ni pour le premier ni pour le deuxiême point que je citais ce chat, mais surtout pour dire que du moment que la piece est fermée, la présence du chat n’est qu’une probabilité quantique, plus une certitude newtonienne.[/quote]
Ah non, il est dans un état précis parfaitement déterminé. Par contre le seul fait de «mesurer» cet état (le regarder, ou pour être précis regarder l’état de la particule décidant de la vie ou de la mort de ce chat) projette l’état de ce chat sur un état mesurable qui est particulièrement tranché dans ce cas précis: 2 états vie ou mort. Par contre, dans cette expérience, on a toujours supposé le chat incapable d’observer lui même dans quel état il était, on peut imaginer que concerné, il s’est observé tout seul et a bien vu où il finissait…
Par contre, pour le temps, je ne suis pas sûr que sans observateur (sans particule matérielle), le temps existe.

coucou les relativisés

de ce que j’ai lu récement, je penche plutot pour la vision de matotop.
c’est que l’état est justement indeterminé réelement.

faut que je retrouve le liens sur l’experience proprement dite, mais c’est magnifique.

en gros j’explique le peu que j’en ai compris.
mais je ferais très vite un edit ici même pour mettre le lien sur l’expericence
[edit]Je mets le lien en bas de ce post[/edit] ici, parce que je suis incapable de l’expliquer vraiment, vu que je suis incapable de la comprendre… mais bon le résultat c’était que après coup, un photon peut changer d’état ( donc a posteriori ) pour vérifier les équations d’indétermination. en gros que c’est la mesure qui influence sur l’état réelement indéterminé du photon.

tu lances un photon dans un système ou il est obligé de choisir entre sa version particule et sa version ondulatoire.
ensuite y’a le reste du système experimental qui repose sur le fait qu’il soit obligatoirement une particule, ou une onde je me rappelle plus précisement… donc le photon s’engage dans ce système où il est confiné à un état…

et puis avec un autre instrument de mesure dans ce système experimental, on le confronte à un paradoxe ( le sphinx lui pose une question super difficile ) et super contrarié le photon qui était dans un état, bah :smt031 il en change son état pour que la théorie reste vérifiée.

moi je dis. sympa le photon. vraiment la main surle coeur. se sacrifier à chaque instant pour la beauté de la théorie de la science physique… c’est admirable.

bon étant donné que mon explication est on ne peut plus vague, je cours chercher le lien.

voilà : Actualité Futura Sciences

[quote=“Anoyzthen”]coucou les relativisés

de ce que j’ai lu récement, je penche plutot pour la vision de matotop.
c’est que l’état est justement indeterminé réelement.
(…)[/quote]Absolument fran.b, comme dit Anoyzthen c’est bien la mesure qui d"étermine l’état:
fr.wikipedia.org/wiki/Chat_de_Schrödinger
Anoyzthen: en fait, la logique probabiliste veut que quand la porte est fermée, rien ne permette de déterminer si le chat est vivant ou mort (voir pourquoi dans l’experience), et on ne peut plus parler que de probabilité qu’il soit vivant ou mort. Seul la mesure (= l’ouverture de la boite) le fait passer dans un des deux états. Avant, il est vivant ET mort.
Parler de probabilité de présence me semble moins morbide, et traduit la même notion, le chat etant à tous les endroits de la pièce en même temps tant que la porte est fermée.

Écoute, en gros mathématiquement, l’état est un vecteur donné. La mécanique quantique indique qu’une quantité, mettons l’energie, ne peut prendre qu’un ensemble précis de valeurs (dénombrable). Supposons que cet ensemble soit fini à 3 éléments : A, B et C. Tu associes à ces 3 valeurs les 3 directions(haut=C, en face=B et à droite =A). Ton système à un instant donné est représenté par un vecteur quelconque dans l’espace donc en général il ne suit aucune des trois directions. Il est cependant dans un état parfaitement déterminé. Lorsque tu fais une mesure, tu forces une projection de ton système sur une des 3 directions possibles. Suivant la direction sur laquelle il sera projeté, ta mesure rendra la valeur A, B ou C. La direction sur laquelle il va se projeter est inconnue (il y en a de + probable que d’autre), cependant à tout moment ton système est parfaitement déterminé, c’est le devenir du système qui ne l’est pas. La mesure agit sur le système, c’est cette action qui n’est pas prédicitible mais le système, lui, suit son bonhomme de chemin…

quote="Anoyzthen"
tu lances un photon dans un système ou il est obligé de choisir entre sa version particule et sa version ondulatoire.
ensuite y’a le reste du système experimental qui repose sur le fait qu’il soit obligatoirement une particule, ou une onde je me rappelle plus précisement… donc le photon s’engage dans ce système où il est confiné à un état…
(…)[/quote]Non. Justement, le principe de dualité veut qu’il soit à la fois les deux, et l’experience du chat n’a qu’un rapport lointain avec cette dualité.

[quote=“fran.b”]Écoute, en gros mathématiquement, l’état est un vecteur donné.[/quote]Mettons.[quote=“fran.b”] La mécanique quantique indique qu’une quantité, mettons l’energie, ne peut prendre qu’un ensemble précis de valeurs (dénombrable). [/quote]Oui.[quote=“fran.b”]Supposons que cet ensemble soit fini à 3 éléments : A, B et C. Tu associes à ces 3 valeurs les 3 directions(haut=C, en face=B et à droite =A). Ton système à un instant donné est représenté par un vecteur quelconque dans l’espace donc en général il ne suit aucune des trois directions. [/quote]Bon, on peut choisir un réferentiel pour etudier la position d’une particule, OK, jusque là tu fais comme tu veux. [quote=“fran.b”]Il est cependant dans un état parfaitement déterminé.[/quote]Et là, non. As tu entendu parler d’eisenberg ?[quote=“fran.b”]Lorsque tu fais une mesure, tu forces une projection de ton système sur une des 3 directions possibles. Suivant la direction sur laquelle il sera projeté, ta mesure rendra la valeur A, B ou C.[/quote]Non, fran.b, tu dois être fatigué, parceque la mesure de la position dans un espace à trois dimensions nécessite les trois projections. Mais bon, peut être que je ne vois pas ou tu veux en venir.[quote=“fran.b”] La direction sur laquelle il va se projeter est inconnue (il y en a de + probable que d’autre), cependant à tout moment ton système est parfaitement déterminé,[/quote]Non. A tout moment ou tu le mesure, tu peux par exemple déterminer sa position avec la précision que tu veux, ou sa direction, mais pas les deux avec une précision illimitée en même temps. C’est ce qu’on appelle le principe d’incertitude, et c’est encore un autre pan de la theorie quantique, mais qui relève de notions differentes (même si apparentées) de la theorie probabiliste.[quote=“fran.b”] c’est le devenir du système qui ne l’est pas. La mesure agit sur le système, c’est cette action qui n’est pas prédicitible mais le système, lui, suit son bonhomme de chemin…[/quote]Et non. En théorie probabiliste, quand on dit que la mesure influence l’etat de ce qu’on observe, c’est justement parceque le systême est dans tous les états possibles en même temps (avec une probabilité differente bien sûr) tant qu’on ne le mesure pas.

Il me semble avec mes modestes connaissance qu’effectivement comme tu disais au début, tu n’a pas bien chopé les notions quantiques, vu comment tu en parles, sans vouloir t’offenser, bien sûr.

Non, là je ne te parles pas de la position mais du vecteur décrivant la particule. Cela n’a rien à voir avec la position. Heisenberg stipule par exemple qu’on ne peut connaître avec précision la vitesse et la position d’une particule, cela ne signifie pas que cette particule n’a pas une vitesse et une position précise [edit: ça c’est très mal dit voir faux, c’est plutôt un état précis, ça n’est pas pareil du tout]. Pour être précis, une particule est une fonction d’onde, celle ci est parfaitement précise. Heisenberg est une limitation sur la connaissance qu’on peut avoir d’un système, un petit peu comme si on te disait qu’un appareil photo ne pourra jamais aller au delà du grain élémentaire de la pellicule, cela n’empêche pas les détails extrêmement fin d’exister dans la réalité.

Dans ce que je te donnais, j’ai pris un espace à 3 dimensions pour que tu puisses te représenter les choses intuitivement mais l’espace dans lequel se représente le vecteur a beaucoup plus de dimensions (c’est l’espace des états). Le vecteur dont je parle est une représentation mathématique du système, et n’a pas de signification physique, il est d’ailleurs défini à sa longueur près (elle n’a pas d’importance, seule la direction compte). Les directions particulières correspondent à des vecteurs propres pour des opérateurs précis dépendant de ce que tu mesures, mais là il faut connaître les espaces de Hilbert pour comprendre ce point. L’énergie est associé à un opérateur de linéaire dans un espace de Hilbert, les vecteurs caractérisent ce système. Lors d’une mesure, un vecteur est projeté sur l’un des espaces propres de cet opérateur, la valeur propre est le résultat de la mesure, le vecteur projeté est l’état du système (qui est donc modifié)[edit: ce vecteur est dit état mesurable]. L’opérateur n’a qu’un nombre dénombrables de valeurs propres ce qui a comme conséquence que les mesures ont des valeurs discrètes (exemple connu: les niveaux d’énergies d’un électron autour du noyau d’un atome)

Cela ne contredit pas Heisenberg, les directions propres à la position ne sont pas celles correspondant à la vitesse, en gros imagine que les direction propres de la position soit Nord, Est et Haut et les directions propres de la vitesse soient SudEst, N avec une pente à 45 degré vers le haut et Est à 45 degré vers le bas. Si tu mesures la vitesse, tu auras une des 3 valeurs mais ta particule sera dans un état correspondant à une des 3 directions SudEst ou N avec une pente à 45 degré vers le haut ou Est à 45 degré vers le bas. Ce qui fait que si maintenant tu mesures la position, tu auras les 3 valeurs possibles N, et Haut. Heisenberg dit en fait que Vitesse et Position n’ont aucune directions propres communes. Mais c’est très simplifié comme explication du modèle. [edit: C’est même un peu douteux mais passons…]

La probabilité intervient lors de la mesure: cette action projette le vecteur (qui est parfaitement déterminé) sur un des espaces propres de manière indéterminée, avec des probabilités liés à l’écart angulaire entre le vecteur et la direction propre. Cela n’empêche pas que le système avant et après la mesure est dans un état parfaitement déterminé. Ne pas confondre ce qu’on mesure ou peut mesurer et ce qui est.

Le problème réside dans l’interprétation de tout ça. Notamment, beaucoup disent que le principe d’Heisenberg ne fait qu’indiquer l’imprécision de notre modèle de la physique et non la réalité.

PS: Je vais ressortir mon «Barrat» pour voir si j’ai dis des âneries…
[edit: Bon d’après J.P.Barrat, c’est correct en gros, mais j’avais oublié à quel point ce bouquin est rébarbatif… :frowning:, j’ ai voulu le relire mais ça m’a e…dé, le chapitre IV est pas mal]

[edit: Je vois au moins un point où il y a confusion possible: Tu as ta particule avec un spin haut ou bas (en haut le chat meurt, en bas le chat vit…). Cela correspond à un espace d’état à deux dimensions de base (vecteurSpinHaut,vecteurSpinBas). La particule d’état équiprobable est associée par exemple au vecteur d’état (vecteurSpinHaut + vecteurSpinBas)*(1/racine(2)) (les coordonnées peuvent être complexe). La probabilité qu’une mesure donne SpinHaut est de (1/racine(2))²=1/2 de même pour SpinBas. Elle est dans un état bien précis (son vecteur d’état est connu, fixé, donné) mais on se sait strictement rien sur le résultat que donnera une mesure de son spin, on peut dire couramment que son état est indéterminé mais c’est le résultat de la mesure qui est indéterminé, pas l’état de la particule), c’est peut être ça que tu voulais dire]

[edit: on a franchement dérivé de Python là :smiley:]

Bon, pour info, je sais ce qu’est un espace de Hilbert, et même je viens de comprendre ce que tu appelles état et que je n’avais pas identifié comme un état quantique (si tu n’avais pas parlé de trois 3 dimensions mais par exemple d’une dizaine d’attributs observables, j’aurais sans doute mieux vu ce que tu disais).
Et par ailleurs: “La mécanique quantique indique qu’une quantité, mettons l’energie, ne peut prendre qu’un ensemble précis de valeurs (dénombrable). Supposons que cet ensemble soit fini à 3 éléments : A, B et C. Tu associes à ces 3 valeurs les 3 directions…”. Je crois avoir compris que tu fais ici une confusion entre l’ensemble des valeurs possibles (constatées forcément dénombrable effectivement en interpretation quantique comme tu le rappelles en tant que valeurs propres ) et la cardinalité de la base de Hilbert qui caractèrise l’état et qui peut être elle indénombrable. Bon, c’est un détail mais qui ne me rend toujours pas plus comprehensible ton post même en le relisant maintenant et en essayant d’extraire ce qui est lié à cette confusion.
Passons au deuxiême post: “Heisenberg est une limitation sur la connaissance qu’on peut avoir d’un système, un petit peu comme si on te disait qu’un appareil photo ne pourra jamais aller au delà du grain élémentaire de la pellicule, cela n’empêche pas les détails extrêmement fin d’exister dans la réalité.”. Celà n’empêche pas non plus ces détails effectivement plus fin que le grain de la camera de n’exister que quand on les observe avec un grain encore plus fin. Ce n’est pas une preuve que la mesure ne crée pas l’état.
Alors tu as raison de dire que le principe d’incertitude n’a que peu de rapport avec notre discussion, car il n’y est en fait lié que par le fait que la notion classique de quantité de mouvement est remplacée dans le deuxiême postulat de la mécanique quantique par deux operateurs linéaires hermitiens de position et quantité de mouvement, non normalisables, et dont les espaces genèrés par leurs projecteurs respectifs est non vide (j’ai un trou sur comment on dit ça), ce qui implique que les deux grandeurs sont corrèlées (enfin en gros: cela revient à dire que la projection sur la partie commune étant idempotente, les deux operateurs ne sont pas inversibles[EDIT: lire "commutent pas"], et on retombe en vrai sur Heisenberg généralisé).

Mais c’est tout de même par là que réside notre désaccord APPARENT. Je sais bien ce qu’est une projection sur un espace propre et je sais que si on veut “inverser” cette surjection, l’ensemble des antécèdents n’est pas l’antécèdent de la valeur obtenue. MAIS [EDIT:Cette partie est totalement fausse]contrairement à ce que tu appelles une “vision purement mathématique”, l’ensemble de ces antécèdents (et dans notre cas donc l’ensemble des états correspondant à une mesure)[EDIT: là aussi, il faut lire "c’est la superposition des etats observables qui…"] est considèré par certains “quanticiens” comme ayant un sens physique. Toi tu dis que c’est un état déterminé parmi les possibles qui produit la mesure, et moi je dis que c’est n’importe lequel de ces états car ils existent "tous en même temps"
Mais c’est indécidable.[EDIT: à oublier ]

En fait nous ne faisons que refaire la controverse Einstein/Bohr qui a mené au fameux échange:
fran.b as Einstein: "Dieu ne joue pas aux dés"
MattOTop as Bohr: “Qui êtes-vous fran.b pour dire à Dieu ce qu’il doit faire ?”

Réferences que je te conseille pour comprendre ma manière d’appréhender les choses parmis toutes celles que j’ai lues depuis ce midi pour te pondre ce post:
fr.wikipedia.org/wiki/État_quantique (juste pour la partie intoductive: “On a coutume de dire qu’un système quantique peut être dans plusieurs états à la fois”)
Et ensuite:
fr.wikipedia.org/wiki/Principe_d … _quantique
fr.wikipedia.org/wiki/Réduction_du_paquet_d’onde
et pour comprendre ce qui nous sépare:
fr.wikipedia.org/wiki/Interprétation_de_Copenhague
fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_d’Everett

et hop! comme dit talon.