Ce à quoi vous avez echappé

quote="debianhadic"
Pour ceux qui ne sont pas d’accord avec moi (et je les sais nombreux) sachez que mon p’tit mot d’humeur ne demande pas débat, je ne veux convaincre personne, c’est juste que ça commence à me gonfler, de voir un tat d’illuminer bloquer un pays pour ces queues de cerises.[/quote]
Je ne vois guère de contradictions avec ce qui a été dit. Tu as assez bien résumé le pbm de l’orientation pour l’EN. On considère que le plein emploi est atteint à un taux de chomage de 4% à 5%.

Misterfreez: Qu’as tu contre les prépas? Sur 100 élèves qui vont en prépas, environ 80 passent en Spé et ces 80 finissent ingénieurs ou équivalent (chercheurs, etc), les 20 autres recollent à la filière d’ingénieurie de la FAC avec 95% de succès (pour ne pas dire 100) ou en BTS (pour souvent rentrer en école d’ingénieur en 3ième année). Or il manque d’ingénieurs.
Le problème est que tu attends du conseiller d’orientation qu’il te dise: «Allez dans cette filière, vous allez aimer ça, vous allez réussir c’est sur et vous allez gagner plein de thun,es en sortant!» alors qu’il ne peut se substituer à toi pour les gouts: le dialogue est souvent

  • Que veux tu faire?
  • Chepa
  • T’intéresses tu à la technique, aux sciences?
  • Ouerf, la physique ça me soule…
  • T’intéresses tu au monde de la finance?
  • Quoi la banque, ces blaireaux qui ne pensent qu’à t’arnaquer?
  • As tu envie de faire des études longues ou veux tu travailler rapidement?
  • Heuuu mais dans quoi je peux travailler, non je ne veux pas choisir maintenant.
  • Mais qu’est ce que tu aimes dans les matières?
  • Ah… la gym j’aime bien…
  • Mais tu sais que la filière sportive est bouchée

avec dans le cas où les parents sont là une interdiction formelle de prononcer le mot «technique» (déjà BTS passe mal…) sans une longue préparation psychologique.
Si un conseiller d’orientation joue à plein son rôle, en général l’élève/les parents sort (sortent) furieux: «Oui ce blaireau n’a pas été capable de me proposer des trucs que j’aime, il voit même pas que si ça me plait vraiment, j’aurais 18 partout et je serais le meilleur et que mon 2 en Maths, mon 3 en Français et mon 6 en Anglais en ce moment ça ne veut rien dire». Sinon, si il est démago, il dit ce que l’élève/les parents souhaitent entendre (c’est assez facile) mais ceux ci gueuleront plus tard. C’est pour ça que beaucoup se contente désormais d’expliquer les filières. Bien évidemment, si un discours d’orientation (le même en fait) est tenu par un conseiller privé d’orientation, il devient crédible (forcément on a payé pour), tandis que comme tu le dis, un conseiller d’orientation de l’EN est forcément un incompétent notoire dont le seul but dans la vie est d’envoyer le plus d’élèves dans des filières bouchées où ils ne trouveront aucun intérêt: c’est pour ça qu’ils ont choisi ce poste!

quote="debianhadic"
N’attends pas de l’école qu’elle te montre la lumière, ta vie est ta toi, il te suffit de te prendre en main, ce n’est pas parceque les facs forment un tas d’inutiles, qu’elles n’ont pas de filières ‘utiles’ personnes n’obligent personnes à aller dans des filières dont ils ne veulent pas. L’education nationale est dans son role quand elle pousse à l’excellence, il n’y a pas si longtemps si tu n’étais pas né dans la bonne famille on te décourageait rapidement de faire des études supérieurs, un vrai mouvement social chargé de verritables revendications a fait exploser ce système en 68. Maintenant si les étudiants et autres lycéens n’ont pas la présence d’esprit de se rendre compte qu’une license d’histoire (mais aussi psycho, géo, socio …) ne peut pas être une fin en soi, et qu’elle est loin d’amener du boulot, ce n’est pas la faut de l’EN, si elle interdit d’entrer dans des filières, on va la taxer d’autoritarisme. [/quote] Le rôle de l’EN n’est pas de pousser à l’excellence ni de fournir une formation, mais de fabriquer des citoyens éduqués, et former à un métier est plutot le rôle d’un ministère du travail et de l’emploi. Dans cette optique, même si elle peut aussi se préoccuper d’accompagner ceux qui réussisent mieux que les autres, et que ça fait partie de l’éducation que d’aider à choisir et apprendre un métier, sa mission première est d’accompagner d’abord ceux qui ne s’en sortent pas pour les amener à un niveau minimal souhaité. Dans la suite de cette logique, on a décidé de porter une classe d’age au bac, mais on a volontairement laissé les bacheliers continuer à aller à la fac pour complèter leurs formations, alors que la fac n’avait pas vocation à ça: c’est d’abord un lieu de dispensation du savoir, pas un lieu de formation. Au lieu de créer de nouvelles écoles de formations aux métiers et de continuer dans les facs à travailler à fabriquer des spécialistes de haut niveau (de tous domaines, et de ce point de vue, il n’y a pas de domaine inutile à la connaissance) capables de participer à l’avancée du savoir (des chercheurs, quoi), au lieu de ça, on a mis du poignon pour abatardir les filières de savoir de la fac et en faire des sous écoles moins financées. L’erreur de stratégie, ça a été de laisser croire que la fac fournissait un métier, pas de laisser les gens choisir de mauvaises filières.[quote=“debianhadic”]Voila enfin un p’tit peut de non-consensuel, ça commençait à devenir pénible votre discussion.[/quote]Comme disait MisterFreeze, c’est peut être non consensuel, mais on ne parlait pas spécialement des raisons de l’inadaptation entre la répartition des diplomes et le marché réel du travail. [quote=“debianhadic”]8% de chomeurs, mais combien de chomeurs “techniques” c’est à dire entre ceux qui trouvent un boulot et ceux qui sortent de l’école et qui sont officellement chomeurs (alors que ça fait bien qq années déjà qu’ils glandent)[/quote]Rien compris à cette phrase, sauf que je remarque, comme d’habitude quand on engage pas les neurones suffisants pour avoir une vraie reflexion, que tu pratiques l’amalgame simplificateur “étudiant=glandeur=chômeur”. [quote=“debianhadic”]L’assistance aux vieux dont parlait Matt est effectivement un besoin dans notre société, mais le problème n’est pas que personnes ne veulent pas le faire, mais qu’il n’y a pas de budget pour les payer. J’habite dans une région “de vieux” on a plus de maisons de retraites que de ccomplexe UGC si vous voyez ce que je veux dire. Tous ces services sont en sous-effectifs parcequ’ils manquent de tunes, et pourtant le prix d’une piaule dans un mourroir de ce genre vous coute largement le prix d’un rein.[/quote] C’est effectivement un domaine ou le marché ne devrait pas avoir sa place: les prix sont faits pour dépouiller le poignon qui reste de gens qui n’ont plus rien à foutre de le dépenser, pas pour financer une quelconque amélioration du service fourni. Si c’était organisé en service mutualisé et non marchand, on pourrait construire des mouroirs plus dignes. C’est le même abus avec les médicaments et l’ensemble des services de santé: on est prets à tout pour sauver sa vie, et les prix sont complètement abusifs en raison de ça. Nationalisons. quote="debianhadic"
Avec un peut de chance les immigrés, dans les voeux de Matt, sont surement plus dégourdis et moins fainiants que la bande d’abrutis qui bloquent les facs, dans ce cas la, je suis un immigranophile (???) convaincu.
Pour ceux qui ne sont pas d’accord avec moi (et je les sais nombreux) sachez que mon p’tit mot d’humeur ne demande pas débat, je ne veux convaincre personne, c’est juste que ça commence à me gonfler, de voir un tat d’illuminer bloquer un pays pour ces queues de cerises.[/quote]Ben oui, forcément: ceux qui défendent les interets des salariés ou qui s’inquiètent sur la manière dont on va financer leurs diplomes ou orienter le contenu de leur formation sont forcément des abrutis, puisque leur action ne peut que t’apporter des soucis à toi qui n’es pas salarié et n’a plus à justifier d’un diplôme.
Et des cheminots qui perdent des journées de salaire en grève, c’est bien sûr uniquement parceque ce sont des flemmards qui ne veulent pas bosser.
Alors dans le genre idées simplistes, si eux sont tous des abrutis de flemmards qui se battent pour garder des queues de cerises, les petits entrepreneurs comme toi sont tous des exploiteurs flemmards qui font bosser les autres en pensant comme des idiots à tort qu’un jour ils pourront récolter plus que des queues de cerise. Je ne sais pas qui sont les plus abrutis.

J’en sais rien, le fait qu’ils pompent plus d’argent que les facs pour faire travailler moins d’étudiants, la pression énorme que les étudiants y subissent, l’aire malsains qui se dégage de cette compétition, le formatage que les étudiants y subissent, les valeurs du travail et de la réussite materiel en opposition à la réussite sociale et à l’entreaide,…
Mais malgrès tout cela tout ce que j’ai dis plus haut ne réflétait pas ce que je pense des prépa.

[quote=“fran.b”]Le problème est que tu attends du conseiller d’orientation qu’il te dise: «Allez dans cette filière, vous allez aimer ça, vous allez réussir c’est sur et vous allez gagner plein de thun,es en sortant!» alors qu’il ne peut se substituer à toi pour les gouts: le dialogue est souvent

  • Que veux tu faire?
  • Chepa
  • T’intéresses tu à la technique, aux sciences?
  • Ouerf, la physique ça me soule…
  • T’intéresses tu au monde de la finance?
  • Quoi la banque, ces blaireaux qui ne pensent qu’à t’arnaquer?
  • As tu envie de faire des études longues ou veux tu travailler rapidement?
  • Heuuu mais dans quoi je peux travailler, non je ne veux pas choisir maintenant.
  • Mais qu’est ce que tu aimes dans les matières?
  • Ah… la gym j’aime bien…
  • Mais tu sais que la filière sportive est bouchée[/quote]
    Non ce que j’attends d’un conseillé d’éducation c’est qu’il connaisse un certain nombre d’orientation varié, que l’orientation ne se limite pas à une conférence sur les prépa, une sur les écoles et une dernière sur les prépa aux prépa et aux écoles, en affirmant à coté que si on arrive pas à y entrer il faut aller en fac et que là bas ce seras l’échec de toute manière. J’attends qu’on me parle des BTS/IUT, qu’on m’explique quels sont les types de métier, qu’on me donne un agenda de toutes les portes ouvertes du coins, que l’on ne sabre pas la journée du future bachelier comme ça sans raison, qu’on me propose maintenant de retourner au lycée expliquer comment pour moi l’après bac c’est passé,…
    Ça ne me semble pas compliqué et la plupart ne coûte quasiment rien. Faut arrêter de caracoler en disant qu’on ne peut rien faire des solutions existent il manque seulement la volonté.

J’ai connu deux conseillère d’orientation, celle de mon lycée n’était là qu’à tant partiel et j’ai décris plus haut ce qu’elle a fait et celle de mon collège n’était pas foutu de savoir quel était notre lycée d’affectation. À oui au collège j’ai voulu la voir et j’ai du attendre 3 mois… pour qu’elle me dise qu’elle n’avait rien à me dire de particulier que toutes les voies m’étaient ouvertes (sans pour autant m’en d’écrire simplement les grandes lignes).

J’en sais rien, le fait qu’ils pompent plus d’argent que les facs pour faire travailler moins d’étudiants, la pression énorme que les étudiants y subissent, l’aire malsains qui se dégage de cette compétition, le formatage que les étudiants y subissent, les valeurs du travail et de la réussite materiel en opposition à la réussite sociale et à l’entreaide,…
Mais malgrès tout cela tout ce que j’ai dis plus haut ne réflétait pas ce que je pense des prépa.
[/quote]
Alors si tu n’en sais rien ne véhicule pas des poncifs. L’argent par étudiant oui, mais si tu considères la sortie, l’argent dépensé par élève sortant avec un niveau licence est du même ordre. D’autre part, c’est du même ordre de grandeur que pour un élève en BTS.
Pour le reste il est étonnant de constater que ce sont toujours les étudiants qui ne sont pas en prépas qui parlent de l’ambiance en prépa et de ce prétendu formatage. Dis moi d’où tu sors cette idée de compétition entre élèves? Tu vas aussi me sortir qu’ils se brulent leurs classeurs, se tirent dans les pattes chaque fois qu’ils le peuvent, ne cessent de penser au fric? Alors au lieu de servir des clichés de 50 ans, renseigne toi.

As tu dit à la conseillère «Dans ce domaine, quels sont les BTS et où je peux aller?» ?

[quote=“fran.b”]Alors si tu n’en sais rien ne véhicule pas des poncifs. L’argent par étudiant oui, mais si tu considères la sortie, l’argent dépensé par élève sortant avec un niveau licence est du même ordre. D’autre part, c’est du même ordre de grandeur que pour un élève en BTS.
Pour le reste il est étonnant de constater que ce sont toujours les étudiants qui ne sont pas en prépas qui parlent de l’ambiance en prépa et de ce prétendu formatage. Dis moi d’où tu sors cette idée de compétition entre élèves? Tu vas aussi me sortir qu’ils se brulent leurs classeurs, se tirent dans les pattes chaque fois qu’ils le peuvent, ne cessent de penser au fric? Alors au lieu de servir des clichés de 50 ans, renseigne toi.[/quote]
Le “j’en sais rien” était réthorique. Je ne vois mon meilleur ami qu’une fois tout les six mois et ne vois plus du tout ses autres amis parce que monsieur doit bosser. Une autre amie à quitté son copain et une partie de ses amies parce qu’elle devait travailler. Au lycée où j’étais j’ai une amie qui s’est suscidé sous la pression, mon meilleur ami a aussi eu un ami qui a fais une tentative l’an dernier. Je ne parlerais pas du coté assiciable qu’il a pris car c’est peut être un cas particulier, mais par contre 100% des étudiants de prépa que je connais (ça en fait donc 7 si je ne me trompe pas), me regardent de haut quand je dis que je suis en IUT. On pourras aussi parler de toutes les techniques visant à destabiliser les étudiants en changeant l’ordre des éppruves du concourt blanc. L’ambiance entre étudiant où chacun écris son cours au crayon pour qu’il ne soit pas photocopiable.
Je suis confus de dire que ce que je vois des prépa ne me semble pas être un modèle d’épanouissement.

Alors oui ça peut plaire à certains, mais pour moi c’est un prolongement des collèges et lycée privet. Je ne le conseillerais à personne.

Non je ne savais pas ce que c’était que les BTS ni même les IUT et encore moins les bac non général.

Passage j’ai pas compris l’idée de “sortie” au sujet de l’argent.

Rhétorique: éloquence, emphase. Que veux tu dire?

[quote]Je ne vois mon meilleur ami qu’une fois tout les six mois et ne vois plus du tout ses autres amis parce que monsieur doit bosser. Une autre amie à quitté son copain et une partie de ses amies parce qu’elle devait travailler. Au lycée où j’étais j’ai une amie qui s’est suscidé sous la pression, mon meilleur ami a aussi eu un ami qui a fais une tentative l’an dernier. Je ne parlerais pas du coté assiciable qu’il a pris car c’est peut être un cas particulier, mais par contre 100% des étudiants de prépa que je connais (ça en fait donc 7 si je ne me trompe pas), me regardent de haut quand je dis que je suis en IUT. On pourras aussi parler de toutes les techniques visant à destabiliser les étudiants en changeant l’ordre des éppruves du concourt blanc. L’ambiance entre étudiant où chacun écris son cours au crayon pour qu’il ne soit pas photocopiable.
Je suis confus de dire que ce que je vois des prépa ne me semble pas être un modèle d’épanouissement.[/quote]

Je suis professeur en prépas depuis 20ans, il y a eu un suicide dans le lycée (pendant les vacances d’été entre sup et spe) pendant ces 20 ans soit un pour 5000 élèves. Le taux de suicide en France chez les jeunes est de 5 pour 1000 chez les filles et de 2 pour 1000 chez les garçons. On estime qu’un jeune sur 30 a fait une tentative de suicide. Par contre, chaque année, il y a systématiquement d’après la rumeur 3 élèves qui se seraient suicidés à Henri IV ou à Louis Le Grand (ça dépend des années) à cause d’une colle/d’un devroir raté/de la pression etc d’après les bruits qui court. Chaque année cependant, dans ces deux lycées, il ne s’y passe rien de spécial. La rumeur persiste quand même.
Par contre, dans mon lycée 1 élève sur 4 fait la connaissance de sa ou son futur conjoint(e) pendant sa prépa et les élèves font les devoirs ensembles (parfois même un peu trop :slightly_smiling:), le seul élève que j’ai vu écrire au crayon est un élève qui voulait économiser le papier et écrivait au crayon sur ces brouillons pour gommer après usage le papier et sans resservir (véridique). Si un élève est hospitalisé, la classe se relait pour aller lui expliquer les cours du jour (quand c’est possible). Il n’y a pas de concours blanc et je ne connais aucune prépa où se font des concours blancs encore moins avec des changements d’épreuves. Par contre, lors des oraux de concours, les élèves mettent en place une communication systématique des exercices posés aux oraux et les questions qui y sont posés afin de faire profiter les autres de leur expérience. Tu constates donc l’horreur dans l’état d’esprit.
Tout ce que tu racontes relèvent de la légende urbaine et du fantasme. C’est un discours en général dicté par une opposition de principe aux prépas (il n’y manque que l’aspect social). Si effectivement, cela se passe comme tu le dis dans une prépa, dis moi quelle est la prépa concernée et je demanderais aux professeurs concernés ce qu’il en est (il y a peu de professeurs et il est très facile de rentrer en contact). Bien évidemment, je ne parles que des prépas publiques et scientifiques, je ne connais ni les privés ni les prépas commerciales, agro, littéraires…
Enfin, ne crois tu pas qu’en médecine, en fac, en IUT, bref partout on travaille, as tu vu un étuidant préparer son diplôme de Kine, son diplome de sortie d’école du cinéma, son passage en 2ième année, as tu fait un tour dans les bibliothèques pendant les périodes des partiels?

quote="MisterFreez"
Passage j’ai pas compris l’idée de “sortie” au sujet de l’argent.[/quote]Regardes combien il faut injecter d’argent en moyenne pour chaque bac+3 diplômé qui sort d’école, et regarde à la fac. Pour un diplômé obtenu, l’état a investi au final autant, parceque même s’il donne moins à chacun dans les facs, il y en a aussi moins qui arrivent au diplôme.

Maintenant, c’est vrai que les diplômes de second et de troisiême cycle de fac ou d’ingénieur n’ont rien à s’envier les uns les autres en terme de “valeur” absolue, et que les types issus des différents parcours sont simplement à usages professionnels différents. Le “mérite” qu’ont les uns à avoir réussi des concours vaut bien le “mérite” qu’ont les autres à avoir atteint le même niveau avec moins de moyens et plus d’élimination en cours de route. Le style prétentieux des gars qui passent par les écoles, justifie pourquoi ceux qui n’ont pas suivi le même parcours les méprisent pour ce qu’ils sont: des prétentieux.

Et 15 ans aprés être sorti des amphis, quand je me retrouve face à des diplomés de mon age qui sont aussi éloignés que moi de ces bancs, je continue à reconnaitre les sortis d’école rien qu’à leur suffisance et leur manque d’originalité.

[quote=“mattotop”]
Et 15 ans aprés être sorti des amphis, quand je me retrouve face à des diplomés de mon age qui sont aussi éloignés que moi de ces bancs, je continue à reconnaitre les sortis d’école rien qu’à leur suffisance et leur manque d’originalité.[/quote]

Ne généralise pas à toutes les écoles. L’esprit de corps, le grand sentiment d’appartenir à une «caste» (forcément meilleure) est entretenu par des écoles (parfois de façon délirante (Arts et Métiers), parfois plus insidieusement (le + souvent)) mais beaucoup d’écoles n’ont pas les moyens (trop récentes, pas assez renommées âr exemple), ni la volonté de faire ça. Tu as le même phénomène sur certaines Facs vis à vis d’autres et sans doute pour certains BTS.
Sinon, c’est qd même la nature humaine que tu décris là non: mettre en avant ce qu’on a fait pour ne pas parler de ce qu’on fait…

J’ai parlé plus haut de prépa privée et celle dont je parle en est une de commerce qui plus est, Sion rue Paradis à Marseille. C’est une petite prépa catholique, qui veut acquérire un nom alors il poussent un peu plus leur étudiants en les faisant bosser y compris pendant l’été (pas de cours juste des devoir à rendre toutes les deux semaines).

On a visité les Arts et Métiers de Lille l’année dernière et c’est vrai que l’ambiance a l’air assez spécial… Si j’étais admis je ne sais pas si j’irais. Mais quand on interroge des anciens éléves ils nous disent evidemment que cette réputation est exagérée :unamused:

@MisterFreez : fran.b a raison l’ambiance que tu décris n’est pas valable pour toutes les prépas. Ca se passe peut-être comme ça dans les grandes prépas parisiennes. En ce qui me concerne, il y a une assez bonne ambiance comme l’a décrit fran.b. Mais c’est vrai que c’est pas toujours facile la prépa, il y a la pression des concours => cette semaine un éléve a abandonner, il parait qu’il a fait une dépression…

[quote=“MisterFreez”]
J’ai parlé plus haut de prépa privée et celle dont je parle en est une de commerce qui plus est, Sion rue Paradis à Marseille. C’est une petite prépa catholique, qui veut acquérire un nom alors il poussent un peu plus leur étudiants en les faisant bosser y compris pendant l’été (pas de cours juste des devoir à rendre toutes les deux semaines).[/quote]
Donc quand tu parles comme tu le fais des prépas, précises prépas privées et commerciales (encore que ce que j’ai dit reste vrai je pense pour les prépas commerciales publiques. Ta prépa est une prépa hors contrat dont les profs ne dépendent pas de l’EN. Si ça amuse les gens de payer cher pour aller dans un truc pour masos, ça les regarde mais ces «prépas» n’ont rien à voir avec les CPGE.

Dimm: En fait je supporte assez mal cette notion d’«usinage» i.e de bizutage avec ici un sous entendu dans le terme qui me déplait. Un élève des A&M se refusantà l’usinage ne figure pas sur l’annuaire et est marqué par ce refus: ça lui sera reproché par tous les anciens élèves: on est en plein dans ce que reproche Matt aux grandes écoles et à leurs élèves.

[quote=“fran.b”][quote=“MisterFreez”]
J’ai parlé plus haut de prépa privée et celle dont je parle en est une de commerce qui plus est, Sion rue Paradis à Marseille. C’est une petite prépa catholique, qui veut acquérire un nom alors il poussent un peu plus leur étudiants en les faisant bosser y compris pendant l’été (pas de cours juste des devoir à rendre toutes les deux semaines).[/quote]
Donc quand tu parles comme tu le fais des prépas, précises prépas privées et commerciales (encore que ce que j’ai dit reste vrai je pense pour les prépas commerciales publiques. Ta prépa est une prépa hors contrat dont les profs ne dépendent pas de l’EN. Si ça amuse les gens de payer cher pour aller dans un truc pour masos, ça les regarde mais ces «prépas» n’ont rien à voir avec les CPGE.[/quote]
Dès le départ j’ai dis que je parlais de privée.

Je doute que les conseillers d’orientation parlent des prépas privées. Et tu aurais du lever l’ambiguïté lors que j’ai parlé de mon travail. Bon, en tout cas les prépas privées je ne connais pas et ne tiens pas à les connaître. Sur ces prépas là, on est d’accord :slightly_smiling:

^^

Juste en ayant parcouru qq msg où j’ai lu que l’avenir c’était le technique et qu’il y avait du travail pour ceux qui veulent faire plombier.
Une seule question :
vos enfants (les vôtres) font-ils ou feront-ils des études techniques ou les pousserez-vs à devenir plombier ?
J’ai entendu ça 3 fois (j’ai 3 enfants) de la part des profs qui s’étonnaient que je voulais diriger mes gosses vers les classes scientifiques.
… Comment, il ne fait pas partie du sérail et il veut que ses enfants y entrent …
… mais monsieurs, vs devriez diriger vos enfants vers le technique, c’est l’avenir …
Savez-vs que sont devenus les enfants de ces connards ?
réponse : avocat, médecin et enseignant.
Bizarrement, il ne sont pas plombiers, pourquoi ?
Malheureusement, on a joué le m^ air à mon père, il y a 50 ans et lui s’est fait prendre au piège.
Entendons-ns bien, je ne généralise pas et j’ai connu des enseignants super qui ont justement fait l’inverse et ont poussé des jeunes issus du monde agricole ou ouvrier vers des études scientifiques longues.
Ceux-là sont mes amis, pas les autres.

Ricardo: mon fils ayant 2 ans et demi, je n’ai pas encore eu l’occasion de faire ce type de choix.
Maintenant, le fait que les parents soient tous aussi obsèdés par des études classiques pour leurs enfants explique d’une deuxiême manière pourquoi l’orientation est mal faite, et ce que tu dis à propos d’une orientation “de classe” par les enseignants et les conseillers peut influer aussi à l’occasion (même si ton éxpérience quand à >ton ressenti< sur l’orientation n’en fait ni une vérité, ni une généralité).
Il n’empêche qu’il y a du boulot pour des plombiers, et que c’est un boulot plutot bien payé.

Mais dis moi, si tu veux bien, tu as fait quoi comme études, puis comme métier (principal) ?

Jamais vu autant de message un Dimanche :wink:
Ricardo, l’orientation d’un enfant peut globalement être soit idéologique, soit pragmatique (quoique ça sous entend qu’elle est juste, ce n’est pas mon propo, les deux sont justifiables). J’ais trois gamins, bien sur pour rigoler je dit toujours que le premier sera chirurgien, le deuxième Avocat et le troisième Notaire, mais si je vois qu’ils n’arrivent pas à s’épanouïr dans les études, je chercherais à les orienter vers des métiers plus techniques ou même artistiques, il n’y a pas d’orientation idoine, et se remettre à des conseillers d’orientations qui ne connaissent pas le dizième des possibilités des filières disponibles, c’est dangereux !
Pour bien orienter des élèves, il faudrait avoir vécu plusieurs vies …
Mon premier employé sortait d’un BTS Maintenance industrielle, suite à CAP, BEP, Bac Pro (la filière longue), il était nul à l’école, alors ses parents l’avaient envoyé en LEP, et il avait suivi tranquillement ses études, parallèlement il a découvert l’informatique, il a monté un club dans sont patelin, et un jour il est venu me demander du boulot, il m’a tout de suite dit qu’il n’était pas diplomé dans le domaine informatique, et qu’il me proposait d’établir une convention de stage avec l’ANPE pour l’évaluer. Le stage à durer quinze jours, je l’ai embauché pendant deux ans, et il s’est fait débauché par le CNDP avec lequel j’était en contrat. On est resté bons amis, il m’a même dépanné quand j’étais un peut juste. Tout ça pour dire que l’école n’est pas un laissé-passer pour un boulot bien défini, si elle permet à la grande majorité des élèves d’avoir les connaissances nécessaires pour pouvoir vivre en société c’est déjà pas mal, après suivant ses affinités on s’oriente soi-même vers ce que l’on trouve soit le plus intéressant, soit le plus acceptable, pour ses propres capacités.

[quote=“ricardo”]Juste en ayant parcouru qq msg où j’ai lu que l’avenir c’était le technique et qu’il y avait du travail pour ceux qui veulent faire plombier.
Une seule question :
vos enfants (les vôtres) font-ils ou feront-ils des études techniques ou les pousserez-vs à devenir plombier ?
J’ai entendu ça 3 fois (j’ai 3 enfants) de la part des profs qui s’étonnaient que je voulais diriger mes gosses vers les classes scientifiques.
… Comment, il ne fait pas partie du sérail et il veut que ses enfants y entrent …
… mais monsieurs, vs devriez diriger vos enfants vers le technique, c’est l’avenir …
Savez-vs que sont devenus les enfants de ces connards ?
réponse : avocat, médecin et enseignant.
Bizarrement, il ne sont pas plombiers, pourquoi ?
Malheureusement, on a joué le m^ air à mon père, il y a 50 ans et lui s’est fait prendre au piège.
Entendons-ns bien, je ne généralise pas et j’ai connu des enseignants super qui ont justement fait l’inverse et ont poussé des jeunes issus du monde agricole ou ouvrier vers des études scientifiques longues.
Ceux-là sont mes amis, pas les autres.[/quote]
Et l’enfant il choisie quand ?

[quote=“MisterFreez”]
Et l’enfant il choisie quand ?[/quote]
parce que tu es en âge de choisir à 15 ans ? tu as suffisamment de connaissances de la vie pour le faire ?
Un grand principe : fais des études, n’importe lesquelles et ensuite choisis le métier que tu veux faire.
Je reviens plus tard car c’est la soupe mais j’ai des exemples intéressants.

quote="ricardo"
parce que tu es en âge de choisir à 15 ans ? tu as suffisamment de connaissances de la vie pour le faire ?
(…)[/quote]Choisir n’est pas décider. A quinze ans, on est parfaitement outillé pour donner son avis, et cet avis doit pour moi être prépondérant s’il est raisonnable.

C’est quoi ces questions ? Avant 18 ans, on est une larve décèrébrée sans droit à la parole, et soudain, on se transforme en être humain ?

Par ailleurs, qui te dit que les parents sont plus compètents que le gamin pour donner leur avis.