quote=“usinagaz”
[quote=“ymer”]Je ne suis pas totalement contre augmenter l’âge de la retraite, mais encore faudrait-il que les conditions de travail en France soient moins déplorables[/quote]Je ne suis pas pour ou contre, et de façons systèmatique, pour l’un ou l’autre. Il faut juste s’accorder à certaines réalités:
- D’abord les régimes spéciaux de retraites ont été fixés avant-guerre je crois, ils correspondaient à des avantages accordés et justifiés par des différences entre les professions.
- Ensuite si on a plus les moyens de fournir les prestations sociales à tout un chacun telles qu’on les connait, parcequ’on est trop nombreux à en profiter, comparé à la population active, il faut bien prendre des mesures d’urgences.
Bref, vu la situtation, si ces régimes spéciaux ne sont plus justifiés, et qu’on a pas les moyens de les continuer, vaut mieux remettre ça à plat, évidemment ça fait des mécontents.
Notes que je trouverai juste que des professions physiques et pénibles (la métallurgie) accordent un départ en retraite quelques années avant d’autres.
(…)[/quote]Je suis d’accord avec toi usinagaz, la manière dont a été jugée la pénibilité du travail, et les avantages qui étaient historiquement légitimes ne le sont plus. Il est justifié de remettre à plat les régimes spéciaux (sisi, je l’ai dit).
Mais le problême, c’est que le but en ce moment n’est pas de rerépartir de manière plus juste la solidarité, mais d’abaisser les prestations fournies à tous ceux qui travaillent au même niveau pour grapiller quelques miettes de budget. C’est pour ça qu’il ne faut pas laisser ce gouvernement là le faire, indépendament du fait qu’il faille le faire.
Sinon, ben je vais en étonner plus d’un, mais je suis personnellement carrément opposé à la notion d’age de la retraite, et j’ai un point de vue ultralibéral sur la gestion du temps d’activité tout au long de la vie.
En fait, comme pour la sécu, cet histoire d’équilibrage entre les cotisations et les reversements est un vaste pipotage, car si on décidait de financer ce “service social” de manière déséquilibrée, on pourrait décider de le faire: est ce qu’on demande que les comptes de l’éducation, de l’aide au développement des territoires, ou de la défense soient équilibrés par des rentrées propres ?
Mais bon, pour en revenir à cet équilibrage des comptes quand à la gestion de l’activité, si on veut absolument équilibrer, je verrais bien la chose suivante:
- Tout individu démarre sa vie avec un certain nombre de points d’indice.
- Tant qu’il est scolarisé, il reçoit un nombre de points forfaitaires régulièrement. Sur toute cette période, il est considèré comme inactif, et peut réclamer le bénéfice de ses points. Ca vaut pour la formation professionnelle des adultes.
- Quand il travaille, il cotise et reçoit un nombre de points proportionnel à ses versements et à d’autres facteurs comme la pénibilité de son travail, etc…
- S’il lui arrive un incident (mise au chomage, accident invalidant, maladie, grossesse) et tant que ça l’empêche de rester en activité, il reçoit une bonification de points.
- Les détenus ne peuvent se déclarer inactifs qu’ils travaillent ou pas, mais s’ils travaillent, ils touchent des points comme tout le monde, mais ils comptent tout de même comme des inactifs, le bénéfice de leurs points étant reversé à l’administration pénitenciaire pour la financer.
- D’autres cas d’inactivité, bien sûr sont à envisager…
- A un age donné, il recoit une “prime au repos” en points signifiant qu’il peut peut être arrèter parceque continuer est mauvais pour la santé. On peut trés bien attendre aussi qu’on soit foutu à la porte pour avoir un bonus.
- A tout instant, il a le droit d’arrèter son activité et de devenir béneficiaire, ou au contraire, de recommencer à travailler s’il juge qu’il ne gagne pas assez.
Chaque mois, on totalise le nombre de points des bénéficiaires, on regarde ce qu’on a en caisse, on y enlève les frais d’administration de cette cagnotte, et on partage le reste au prorata du nombre de points.
Comme ça, on est sûr que le systême est équilibré, et le systême est incitatif quand il n’y a pas assez d’actifs, et permet une société de glandeurs si on peut se permettre de se le payer. Et chacun choisit.
Et ça règle d’un coup le financement des études, du chômage, et de la retraite.
Et les politiques ne peuvent plus déséquilibrer le systême mais peuvent tout de même jouer sur la manière dont sont attribués les points pour afficher une idéologie. Rien ne les empêche d’ailleurs d’injecter des compléments ponctuels pris sur le budget général pour soutenir la valeur de l’indice.
Fin bon, c’est juste une idée.