bonjou,
[quote=“mattotop”]Concernant ce dernier point, d’ailleurs, que va t’on faire des gamines en crise d’ado qui se font choper deux fois de suite à voler du mascara dans un supermarché ? On applique la peine plancher de deux ans de prison ferme ?[/quote]non non … heu … une baffe ? 
C’est clair que tout exemple mettant en scène les besoins vitaux de l’individu ou la niaiserie et l’innocence d’un adolescent en crise met en lumière l’absurdité d’une loi qui n’admettrait pas ce type d’impair.
Mais est-ce qu’il est vraiment question de cela ?
Qui peut imaginer un tribunal correctionnel envoyer en prison (alors que les prisons sont à bloc) un gars pris à voler pour la deuxième fois une baguette de pain, une jeune un mascara ? sérieusement ?
Evidemment, si ces vols s’accompagnaient de violences, ça serait sans doute un autre problème. Là donc le caractère récidiviste de l’acte pèserait lourd.
Pour ce qui est de l’ado au mascara, je suggérerai des peines d’intérêt collectif, comme le nettoiement d’un parc, d’une zone de forêt souillée, car l’urgence pour la jeunesse, de l’avenir, c’est songer plus à refaire une beauté à notre planète qu’à se foutre une couche de maquillage sur la figure.
Oui, il faudrait pouvoir lutter sur tout les fronts contre la dégradation de l’environnement, y compris auprés des entreprises et des industriels.
Il est probable que tes exemples montrent le caractère inapplicable de la loi, comme il est probable que la loi demeurera appliquée au cas par cas.
Vision perso :
J’imaginerais des sortes de prisons à ciel ouvert (un parc, une forêt, comme dit plus haut), qui ne seraient plus des prisons, mais une zone de travail dédiée à la collectivité, par exemple (je vois venir … bagne ?! tss tss). Alors j’insiste sur le fait que les personnes concernées seraient accompagnées par des structures spécialisées (en matière de social ou de psychologie) pour aider du mieux la personne à ne pas se retrouver dans cette situation. Et aussi sur le fait qu’à vol de baguette, il ne pourrait correspondre plus d’une journée d’accompagnement. Je verrai bien par exemple 4 h de travail dédiée à l’environnement ou la collectivité, 3h45 d’accompagnement spécialisé, destiné à l’analyse des causes, à l’entame de démarches propres à sortir la personne de cette situation.
J’ignore si c’est concevable, mais c’est ce qui moi me paraîtrait juste, si j’étais coupable de vol, je me sentirai utile, aidé, et je réfléchirai à deux fois avant de récidiver. (Entendu que je pourrai si je le veux continuer ce genre d’activité [non pas le vol, le relooking environnementale par exemple] en dehors de toute structure, si j’y prenais goût).
De même, des actes plus violents comme détruire un abris bus, exploser la vitrine d’une mjc, défigurer une façade de crépis … pourquoi la loi ne mettrais pas les auteurs directement en face de leurs actes. Par exemple, je trouverai juste comme peine ce que je suggère plus haut, à la différence que là, il s’agirait de donner la main à la repose de la vitre, si le mur est destroy, ben faudrait aider au bêtons, au plâtre … etc … C’est beaucoup plus utile que d’envoyer un type en taule fréquenter des gens beaucoup plus dangereux.
C’est ma réflexion sur un durcissement de la loi qui irait autant de le sens de l’individu que de la collectivité. Ça me paraît moins inconcevable que d’envoyer un voleur de pain en prison pour des mois et des mois (<- mais je doute réellement qu’il soit question de ça, même si noir sur blanc, dans le texte de loi, on peut l’imaginer).
Maintenant, il y a d’autres préoccupations vis à vis de la loi. Avez vous vu l’émission hier soir sur Pierre Bodein, dit “pierrot le fou” ? (émission comme une autre, dans la lignée des ‘ondelatte’.
On voit aussi, noir sur blanc comment la justice, au nom de meilleurs intentions, joue avec un déséquilibré (laissant perplexes nombres de psychiatres, il est fou ? il est pas fou ?) et la sécurité de la collectivité.
Voyons comment un individu dangereux (chiffres de mémoire):
16 braquages => 19 ans de prison
viol, braquage, cavale, coup de fusil à la tête d’un policier => 15 ans
- autre choses => 28 ans
Condamné en théorie à 62 ans de prisons, va être libéré au bout de 10 ans de prison à peu prés (14 peut-être), pour assassiner en quelque semaines une enfant, une adolescente, une femme, victimes toutes de violences sexuelles et d’actes de barbaries.
Notons qu’ il s’agit d’un récidiviste.
Primo : il n’y a pas de cumul des peines en france !
Secondo: le voici condamné à la peine maximale requise, soit 28 ans.
Tercio: par le jeu des amnisties d’élection, de 14 juillet (3 mois par ans), par celui de la bonne conduite, qui fait gagner environ deux mois par ans au détenu, le voilà au bout de 14 ans mettons, relâcher en liberté conditionnelle.
Il y a des mots pour justifier la décision de remise en liberté, autre que les textes de lois bêtement appliqués ?
Je crois que la loi doit coller à la société, et surtout ne pas être figée.
Je prend un exemple qui prolonge celui de “pierrot le fou”: Savez vous que en France, encore dans les années 80 je crois, la loi ne prévoyait rien à matière d’agressions sexuelles, des caresses étaient des caresses, un viol ni plus ni moins qu’un CBV(coup et blessure volontaire) !
Ainsi, ce criminel était perçu comme violent , métier: braqueur, mais pas comme un pervers sexuel (alors qu’il avait déjà violé auparavant).
Cela pour dire qu’il est important de donner des noms, des concepts, aux nouvelles formes de criminalité, au fur et à mesure qu’elles se révèlent à nous, soit parce que on est maintenant à même de les envisager, de regarder en face, soit parce qu’elles n’existaient pas avant, qu’elles sont vraiment naissantes (… reste t’ il quelque chose à inventer en la matière ? et oui faut croire !).
La loi doit se remettre en question et s’adapter n’est-ce pas ?
Est-il utile de rappeller qu’avant, mettons 30 ans, plus, la petite délinquance, ça se cantonnait à une échauffourée de “blousons noirs” au bal de village, à coup de poing, même pas coup de pied, c’était mal vu !
Et aujourd’hui, qu’est ce que la petite délinquance ? celle qui conduit à la machette , à coup de couteaux, de calibre, celle qui conduit à cramer un bus à coup de coktail molotov, à brûler vive une fille dans une cité pour on ne sait trop quelle obscure raison (pff il ne peut y avoir de raison à cela).
Quand je parle de durcissement de la loi, c’est bien tout ça que j’ai en tête, pas le vol de pain.
honteux mais personne n’ose en reparler. Trop vieux, disent-ils pour conduire un train au delà de 50 ans mais, il faut ajouter : “en France” car en Chine, on rajeunit, c’est connu. Faut dire que 4000 € supplémentaires, ajoutés aux 3000 de la retraite, ça aide à garder la forme.
besoins, il me faudrait plus que mes 700 € de retraite. 
Dans l’affaire du scooter, la première, oui c’est injuste, et d’autant plus incompréhensible que ça aurait pu se régler facilement vu que le famille du plaignant milite à l’UMP; en théorie il n’était pas difficile d’engager un dialogue amiable entre plaignant et fautif par l’intermédiaire des parents.
, on va dire que c’était un instant de faiblesse] ni moi sommes PDG du CAC40. Qu’on paye 4000€ des gens pour leur demander d’exercer leur métier d’une vie en Chine ne me parait pas scandaleux: Ça se fait pour les profs, pour les ingénieurs, pour les souffleurs de verre, pour les couturiers, pour les cuisiniers, bref pour plein de métiers où la France a une renommée importante. Cela n’a strictement rien à voir à ce que tu dis (qui est effectivement une réponse conne) et le parallèle avec une fonction qu’on n’a jamais exercé n’a pas lieu d’être. Les cheminots ont effectivement des avantages importants pour leur retraite mais celui de pouvoir partir à l’étranger faire de la formation n’est pas scandaleux et est partagé par plein de professions. Il suffit de réfléchir deux secondes pour s’en apercevoir. La question de savoir si 4000€ est cher payé est à voir, aller en chine n’est pas forcément une perspective agréable à 60ans. Le cumul d’une retraite avec un revenu n’est pas plus scandaleux que celui que touche un rentier avec ses dividendes, là encore plein de personness (pas les profs
) sont dans cette situation.