bah justement bon exemple, le MAT du porc à hambourg ne marche pas ou très peu, pas assez de liquidité, peu de volumes echangés car il n’interesse pas les spéculateurs… résultat, impossible pour un producteur de couvrir sa marge sur du long terme.
je vois pas ou est le problème. faire de la vente a terme, c’est s’assurer de couvrir sa marge de production. et les appels de marges sont fait tous les soirs par la chambre de compensation, en cas de dérapage, ça se voit vite sur ta trésorerie.
je vais t’en raconter une bonne, j’ai déjà vendu 30% de mon colza pour la recolte 2012, et 30% de mon blé pour la recolte 2012, que je livrerai qu’en mars ou avril 2013. j’ai ainsi couvert une bonne partie mes charges de production, et assuré une partie de ma marge. j’ai acheté mes appros très cher cette année, pour cause de prix du pétrole élevé. si les cours se cassent la gueule, je ne gagnerai pas un rond l’année prochaine si je vends tout quand j’aurai recolté. Merci les marchés a termes, au contraire si j’attends, alors que je sème en octobre pour recolter en juillet, pendant le laps de temps je spécules sur la valeur de mon futur tas de blé!
n’oubliez pas une chose, la speculation profite des gains et ou des pertes, accélère les mouvements de marché, mais ce ne sont pas les spéculateurs qui inventent les fondamentaux du marché physique, qui sont reliés aux marchés a terme. s’il n’y a pas assez de production, les cours montent de toute façons. et si un spécultateur ne referme pas sa postition avant la fin de l’echeance, il se retrouve a devoir livrer du blé au port ou à devoir en stocker. c’est cette obligation de livraison qui fait que les marchés a terme sont toujours corrélés aux marchés physique.